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Le groupe Evacuation Squad revendique les fausses alertes à la bombe dans les lycées

© Jacques Demarthon, AFP | Un des lycées victimes d'une fausse alerte à la bombe le 26 janvier dernier.

Texte par Romain HOUEIX

Dernière modification : 04/02/2016

Depuis quelques jours, les alertes à la bombe se multiplient dans des lycées, en France mais aussi au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Japon et en Australie. Un groupe nommé Evacuation Squad revendique toutes les alertes.

Les théories du complot ne feraient pas mieux. Un groupe opérant à l'échelle mondiale serait derrière les dizaines d'alertes à la bombe ayant frappé des lycées en France, au Royaume-Uni, aux États Unis, au Japon et en Australie ces derniers jours. Leur nom ? "Evacuation Squad" (le groupe d'évacuation).

À chaque fois, le modus operandi est le même. Un appel enregistré prévient de l'imminence d'une attaque : soit une bombe déposée dans l'établissement, soit un homme qui s'apprête à commettre un massacre à l'arme à feu. Par mesure de précaution, le lycée est alors évacué. La police ne découvre rien. Pour le moment, les enquêteurs n'ont que peu de pistes exploitables. Les appels sont passés de manière anonyme via un compte VoIP (compte permettant d'appeler via Internet).

Une vague mondiale de fausses alertes

En France, la première alerte de ce genre a eu lieu le 26 janvier dans cinq établissements prestigieux de Paris : Henri-IV, Condorcet, Louis-le-Grand, Montaigne et Fénelon. Des évènements similaires se sont produits les 28 janvier et 2 février. La nuit du 1er février, c'est une dizaine de lycées du New Jersey, aux États-Unis, ainsi que plusieurs établissements du Queensland, en Australie, qui ont été victimes de ce canular. D'autres alertes ont été relevées au Royaume-Uni, à Glasgow et Birmingham notamment.

Entre 5 et 50 dollars l'évacuation

Il y a quelques jours, un mystérieux groupe a revendiqué sur Twitter l'intégralité de ces appels. Le compte en question a été supprimé depuis.

Dans un autre document publié sur plusieurs plateformes, le groupe "Evacuation Squad" se présente. Il dit être composé de six membres habitant différents pays et affirment mettre gratuitement leur service à disposition pour "pouvoir sécher les cours ou détourner l’attention de la police" jusqu'en mars. Après cela, ils feront payer leur "prestation" entre 5 et 50 dollars. Paiement en Bitcoin exigé.

Des motivations floues

Les motivations du groupe restent obscures. Dans son message, il indique simplement aimer "créer le chaos" et détester "le gouvernement américain" et "l'autorité". Sur la page Twitter maintenant supprimée, même mélange des genres. On y voit une photo de profil à l'effigie de Poutine à côté du drapeau du Hezbollah.

Mashable Australia a échangé avec l'un des membres d'"Evacuation Squad" par mail. "Nous lançons ces alertes car cela nous fait rire", a affirmé l'homme qui se surnomme Olyavitch. Il affirme que le groupe opère à partir d'un compte d'appel volé de type Skype et que celui-ci est bien fourni en crédits téléphoniques. "Nous nous apprêtons à frapper des écoles à travers l'Europe", prévient Olyavitch. "Nous n'avons pas peur des conséquences, car ceux qui lancent les menaces sont basés en Russie et en Iran."

Pour le moment, la police française affirme que la piste du groupe organisé n'est qu'une possibilité parmi d'autres. Dans le contexte d'état d'urgence, ces menaces continuent d'être prises très au sérieux.
 

Première publication : 03/02/2016

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