Dernière modification : 08/01/2008 

Nouvelles discussions entre l'ONU et l'UA
Nouvelles discussions entre l'ONU et l'UA
Le représentant de l'ONU au Soudan rencontre des représentants de l'Union africaine afin de décider des mesures à prendre en vue de régler le conflit au Darfour. Une priorité pour Ban Ki-moon.

NEW YORK, 6 janvier 2007 (AFP) - Le représentant par intérim de l'ONU au Soudan, Jan Eliasson, a indiqué vendredi à New York son départ dans la soirée pour Addis Abeba, siège de l'Union africaine (UA), pour des entretiens sur le Darfour, un sujet prioritaire pour le nouveau chef de l'ONU, Ban Ki-moon.

Parlant à la presse à l'issue d'un entretien avec M. Ban et avec le représentant de l'UA pour le Darfour, Salim Ahmed Salim, M. Eliasson a précisé qu'il discuterait dans la capitale éthiopienne avec le président de l'UA, Alpha Oumar Konaré, et avec d'autres responsables africains, des mesures à prendre pour parvenir à une solution durable à la crise du Darfour.

Mardi, il se rendra à Khartoum où il poursuivra ses entretiens sur ce thème avec les autorités soudanaises.

Le diplomate suédois a souligné la volonté de l'ONU de "travailler main dans la main avec l'UA pour trouver la voie d'un processus politique" pouvant mener au règlement du conflit au Darfour qui, a-t-il dit, "n'a que trop duré".

Il a affirmé que la première étape serait de tenter de "réduire le niveau de violence" dans la province, où la guerre et ses conséquences ont fait 200.000 morts depuis février 2003 et deux millions de déplacés, selon l'ONU, des chiffres que contestent les autorités soudanaises.

M. Salim, qui accompagnait M. Eliasson, a déclaré que l'objectif des discussions était de "revigorer le processus politique", car, a-t-il dit, "il ne peut y avoir de solution militaire" à la crise.

Le gouvernement soudanais avait signé en mai à Abuja (Nigeria) un accord de paix avec une partie des rebelles du Darfour mais les autres groupes rebelles ne l'ont toujours pas signé et le document est resté lettre morte, la province connaissant un regain de violence depuis lors.

Le président soudanais, Omar el-Béchir, a affirmé en décembre son soutien à un plan de paix en trois phases pour le Darfour, sans dire clairement s'il acceptait ou non une force de 20.000 Casques bleus, dans une lettre au prédécesseur de M. Ban, Kofi Annan.

Dans cette missive, il affirme la disponibilité de son gouvernement "à débuter immédiatement" l'application du plan de paix pour le Darfour approuvé lors de réunions en novembre en Ethiopie et au Nigeria.

Ce plan est censé conduire à la création d'une force de paix mixte, formée de troupes de l'UA et de l'ONU. Mais la lettre soudanaise ne répond pas aux questions de M. Annan, sur son format et sa direction.

M. Annan avait indiqué au président soudanais que les plans de l'ONU tablaient sur une force conjointe d'au moins "17.300 membres militaires et 3.300 policiers civils".
Mardi, M. Ban avait placé la crise du Darfour en tête de ses priorités, indiquant notamment son intention de participer à un sommet de l'UA à Addis Abeba dans la seconde quinzaine du mois.
 

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