Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Albert Ebossé : Une contre autopsie du joueur camerounais conclut à un assassinat

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Russie: il ne faut pas pas vendre la peau de l'ours

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Retour à la terre, avec le paysan-philosophe Pierre Rabhi

En savoir plus

POLITIQUE

France : "La principale opposition au gouvernement, c’est le groupe socialiste !"

En savoir plus

POLITIQUE

France : "On est dans une séquence du quinquennat très difficile"

En savoir plus

FOCUS

Journée internationale des migrants : l'Italie confrontée à de plus en plus d'enfants

En savoir plus

FACE À FACE

Discours sur l'immigration : François Hollande à la reconquête de la gauche ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

L'œuvre lumineuse d'Olafur Eliasson éclaire la Fondation Louis Vuitton

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile indienne affiche sa solidarité avec le Pakistan

En savoir plus

La mésentente russo-bélarusse

Dernière modification : 05/03/2008

Ils étaient considérés comme les alliés les plus proches de l'espace ex-soviétique. En moins d'un mois, Russie et Bélarus en sont venus à se mener une véritable guerre sur fond de pétrole et de gaz.

MOSCOU, 8 jan 2007 (AFP) - Les relations entre la Russie et le Bélarus, jusqu'alors considérés comme les alliés les plus proches dans l'espace ex-soviétique, semblent se déliter à vitesse accélérée depuis près d'un mois sur fond de guerre du pétrole et du gaz russes.
  
L'interruption lundi des livraisons de pétrole russe à la Pologne et à l'Allemagne via le Bélarus vient aggraver encore un peu plus le conflit qui oppose Minsk à Moscou depuis la mi-décembre.
  
Isolé sur la scène internationale, le Bélarus, dirigé par l'autoritaire président Alexandre Loukachenko, pouvait jusqu'alors compter sur le soutien de Moscou, qui considérait cette ex-république soviétique comme son plus fidèle allié.
  
Mais pour une Russie forte de ses hydrocarbures et de son retour d'influence sur la scène internationale, il n'y a plus d'amis et d'ennemis dans l'espace post-soviétique : Moscou entend avant tout conforter son empire énergétique.
  
Dans ce contexte, l'amitié russo-bélarusse a été mise à rude épreuve lorsque, le 13 décembre, le gouvernement russe a annoncé que ses exportations de pétrole vers son voisin bélarusse seraient taxées à partir du 1er janvier 2007 à hauteur de 180 dollars la tonne.
  
A suivi la guerre des nerfs autour du gaz russe livré au Bélarus, que ce dernier a finalement accepté de payer deux fois plus cher à la dernière minute le 31 décembre après s'être vu menacé d'une coupure de ses approvisionnements... au 1er janvier.
  
Le président bélarusse avait alors dénoncé un "coup porté à une amitié séculaire".
  
Jugeant cet accord "désavantageux", le Bélarus a annoncé dans la foulée l'instauration d'une taxe de 45 dollars sur chaque tonne de pétrole russe transitant par ses oléoducs.
  
La Russie, qui subventionne largement l'économie bélarusse en continuant à lui vendre du pétrole et du gaz au-dessous des prix du marché, semble aussi perdre patience devant un partenaire qui ne la paie pas assez en retour politiquement, estiment les analystes.
  
Cette crise est "le résultat logique du projet d'union Russie-Bélarus qui est né il y a dix ans", commente l'expert indépendant bélarusse Valery Karbalevitch, ajoutant que "depuis le début, ce projet était utopique, car les deux parties poursuivaient des buts différents".
  
En 1999, Moscou et Minsk ont signé un traité d'Union qui devait déboucher sur une grande intégration politique et économique. Mais cette union est restée très lâche faute de réformes au Bélarus - dont l'économie demeure très dirigiste - et d'accord sur un projet politique et institutionnel commun.
  
Pour Moscou, le Bélarus devait in fine intégrer la Russie, tandis qu'Alexandre Loukachenko prétendait au poste de président de cette grande union, poursuit l'analyste. Face à l'échec de ce plan, le président bélarusse a limité ce projet au "simple fait de recevoir des ressources énergétiques à bas prix".
  
"Cela devait un jour se terminer, mais la Russie a été retenue (...) par la Révolution orange (pro-occidentale) en Ukraine" à la fin 2004, estime encore M. Karbalevitch.
  
Pourtant, selon l'analyste russe Alexeï Makarkine, du Centre des technologies politiques, la Russie se trouve aujourd'hui dans une" situation politique difficile".
  
"La Russie ne veut pas que l'Occident renforce ses positions au Bélarus (...). Qu'elle le veuille ou non, elle est obligée de soutenir le régime de Loukachenko. Ce dernier le sait parfaitement et exploite cela avec succès", a-t-il déclaré au journal en ligne gazeta.ru.

Première publication : 10/01/2007

COMMENTAIRE(S)