Dernière modification : 08/01/2008 

L'ONU et l'UA en mission pour la paix
L'ONU et l'UA en mission pour la paix
Deux émissaires des Nations unies et de l'Union africaine se sont rendus à Khartoum dans le but d'élargir l'accord de paix au Darfour. Cet accord, signé en mai 2006, ne l'a été que par un seul des mouvements rebelles de la région.

KHARTOUM, 12 fév 2007 (AFP) - Les émissaires de l'ONU, Jan Eliasson et de l'Union africaine (UA), Salim Ahmed Salim, ont entamé lundi à Khartoum une mission sur les moyens de revigorer l'accord de paix au Darfour, région de l'ouest du Soudan en guerre civile.

"Nous allons tenter d'élargir l'accord à des non-signataires", a déclaré à la presse M. Salim à son arrivée à l'aéroport de Khartoum, où il a été précédé dans la nuit par M. Eliasson.

Un accord de paix avait été conclu à Abuja (Nigeria) en mai 2006 sous les auspices de l'UA, mais seul un des mouvements rebelles du Darfour l'avait signé.

Les deux émissaires vont avoir dans la journée une série de rencontres avec les responsables soudanais en commençant par ceux du ministère des Affaires étrangères. Ils projettent ensuite de se rendre au Darfour.

Le porte-parole de la mission africaine au Soudan (Amis), Noureddine Mezni, a expliqué que les entretiens concernaient le volet politique et non celui du maintien de la paix au Darfour, précisément le soutien de l'ONU à la force africaine déployée dans cette région.

M. Salim s'est dit modérément optimiste sur la possibilité de progrès au niveau politique et indiqué qu'il souhaitait dialoguer avec des non-signataires de l'accord de paix "tant à l'intérieur qu'à l'extérieur" du Soudan.

Mais la mission s'annonce difficile en raison du fractionnement des mouvements rebelles, qui étaient au nombre de trois lors de la signature de l'accord de paix, en de nombreux groupes.

Le seul mouvement signataire de l'accord avec le gouvernement de Khartoum, le Mouvement de libération du Soudan (SLM) de Minni Minnawi traverse quant à lui une crise interne, certains en son sein contestant des désignations à des postes dans l'administration transitoire au Darfour.

Selon l'ONU, quelque 200.000 personnes sont mortes au Darfour de la guerre civile et de ses conséquences depuis le début du conflit il y a quatre ans, des chiffres que contestent les autorités soudanaises.

 

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