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Le nombre de victimes à Rangoun serait important

Dernière modification : 14/01/2008

Le Premier ministre britannique G. Brown estime que le nombre de victimes en Birmanie est bien plus important que le bilan officiel. La pression internationale se précise. Sur place, Internet est coupé.

La junte militaire birmane a continué vendredi d'étouffer un mouvement de protestation populaire en dispersant par la force de nouvelles manifestations et en coupant la principale liaison à l'internet.
  
Depuis mercredi, au moins treize personnes, dont un vidéo-journaliste japonais, ont été tuées, selon des sources officielles. Mais le Premier ministre britannique a estimé vendredi que le nombre de tués est "bien plus important" que le bilan officiel.
  
Vous pouvez visionner des images de Birmanie, envoyées clandestinement par Internet, sur FRANCE 24 en cliquant ici.

 

Malgré deux jours de répression de la part des autorités, plusieurs milliers de personnes sont encore descendues dans les rues de Rangoun, la plus grande ville de Birmanie. Comme mercredi et jeudi, elles ont fait face à des charges policières et des tirs de sommation.
  
La junte militaire a nié cette mobilisation. Les médias officiels ont compatbilisé vendredi 120 manifestants.
  
Les nouvelles violences se sont produites notamment près de la pagode Sule, dans le centre-ville où la plupart des commerces étaient fermés. Selon des témoins, les forces de sécurité ont intimé l'ordre par haut-parleur à quelque 10.000 protestataires, en majorité des jeunes, de quitter les lieux avant de les chasser à coups de matraque. Elles ont aussi tiré en l'air.
  
La principale liaison internet en Birmanie a brutalement arrêté de fonctionner vendredi, officiellement à cause d'un "câble sous-marin endommagé".
  
Mais selon une source occidentale fiable à Rangoun, la coupure aurait été ordonnée par la junte qui cherche à empêcher la diffusion, hors de Birmanie, d'informations, de photos et de vidéos sur la répression en cours.
  
L'organisation Reporters sans frontières (RSF) a estimé que le régime tentait "d'imposer un huis clos".
  
Des moines bouddhistes, qui avaient été le fer de lance de la contestation avant d'être interpellés par centaines ces derniers jours, étaient rares vendredi dans les rues de Rangoun, quadrillées depuis le matin par la police.
  
"Les moines ont accompli leur tâche et, désormais, nous devons poursuivre le mouvement", affirmait un leader étudiant.
  
Des témoins ont indiqué que quatre bonzes avaient encore été arrêtés dans un raid contre un monastère dans la banlieue de Rangoun.
  
Cette répression aurait provoqué des "actes d'insubordination" au sein de l'armée, selon des sources diplomatiques. "Nous avons entendu que certains militaires auraient refusé d'obéir à des ordres et que d'autres se seraient même rangés du côté des manifestants", a dit un diplomate.
  
Des milliers de jeunes ont aussi manifesté sur des deux-roues vendredi à Mandalay, la deuxième ville de Birmanie. Ils ont été dispersés par des soldats du régime.
  
Des témoins encore choqués ont, par ailleurs, raconté vendredi comment des soldats birmans avaient tué la veille huit manifestants, en ouvrant le feu à l'arme automatique, dans une foule de plusieurs milliers de personnes qui protestaient contre une attaque menée contre un monastère.
  
"Des gens ont commencé à lancer des pierres en direction des soldats", a déclaré à l'AFP un témoin.
  
Pendant une trentaine de minutes, la foule a conspué les militaires qui ont semblé, à un moment, céder à la panique et ont commencé à tirer à l'arme automatique.
  
Le vidéo-reporter japonais a été tué dans un autre quartier. Une télévision japonaise, Fuji TV, a affirmé images à l'appui vendredi que le reporter avait été abattu délibérément et à bout portant, d'une balle dans le coeur, par un soldat.
  
Les pressions internationales se sont poursuivies vendredi avec notamment un appel conjoint du président américain George W. Bush et le Premier ministre britannique Gordon Brown à la junte pour qu'elle cesse de réprimer par la force les manifestations.
  
Mais la Russie, qui comme la Chine, dispose d'un droit de veto au Conseil de sécurité de l'Onu, a jugé vendredi "prématuré" de parler de sanctions contre la Birmanie, par la voix de son président Vladimir Poutine.
  
L'émissaire de l'ONU pour la Birmanie, Ibrahim Gambari, est pour sa part attendu samedi en Birmanie. La Maison Blanche a pressé la junte birmane de lui permettre de rencontrer qui il voudra en Birmanie, y compris l'icône de l'opposition et Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi.

Première publication : 28/09/2007

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