Dernière modification : 14/01/2008
Questions-réponses
La répression des manifestations contre la junte militaire a abouti à des milliers d'interpellations. Notre correspondant, qui a passé 8 jours en immersion totale à Rangoun, parle d’arrestations sauvages et de tortures. Posez-lui vos questions.
Les correspondants de FRANCE 24 sont sur place ou dans les pays autour pour offrir une couverture détaillée des événements en cours.
Posez-leur vos questions concernant les derniers développements mais aussi les causes plus profondes qui motivent ce mouvement de protestation en cliquant sur "REAGIR".
Andrew Chant est l’un des correspondants de FRANCE 24 en Thaïlande. Il couvre les évènements actuels en Birmanie.
Comment pensez-vous que la situation va évoluer ? (Renata, le 26.09.07)
Andrew Chant : Je pense que les violences vont continuer jusqu’au moment où les militaires commettront un bain de sang. Les militaires contrôlent complètement le pays. Ils vont sans doute mettre des moines en prison, ils vont les torturer et la junte va rester au pouvoir comme si de rien n’était. Je suis très pessimiste. Le seul espoir de changement peut venir de l’intérieur même de l’armée, si certains militaires décidaient de changer de bord.
Qu’est ce qui a provoqué la colère des moines ? (Maxime Konan, le 27.09.07)
Andrew Chant : La colère des moines a commencé quand, dans la ville de Pakokku, un petit groupe d'entre eux a protesté contre l’augmentation des prix du pétrole. Ils ont alors été attaqués par les militaires. Les moines ont demandé des excuses, mais les excuses ne sont pas venues. Et la nouvelle s’est rapidement répandue dans les autres monastères du pays.
Le mouvement de protestation est-il unanime au sein de la population birmane ou s’agit-il d’une minorité en colère ? (Fabien, le 27.09.07)
Andrew Chant : La colère est unanime. Les Birmans en ont assez du gouvernement militaire. En 1990, lors des élections, le parti d’Aung San Suu Kyi a remporté une large victoire. Preuve que l’opposition à la junte est écrasante.
Nations Unies : Quelles sont les risques d’intervention des Nations Unies ? (Manu Mossay le 27.09.07)
Comment pensez-vous que la situation va évoluer ? (Renata, le 26.09.07)
Andrew Chant : Je pense que les violences vont continuer jusqu’au moment où les militaires commettront un bain de sang. Les militaires contrôlent complètement le pays. Ils vont sans doute mettre des moines en prison, ils vont les torturer et la junte va rester au pouvoir comme si de rien n’était. Je suis très pessimiste. Le seul espoir de changement peut venir de l’intérieur même de l’armée, si certains militaires décidaient de changer de bord.
Qu’est ce qui a provoqué la colère des moines ? (Maxime Konan, le 27.09.07)
Andrew Chant : La colère des moines a commencé quand, dans la ville de Pakokku, un petit groupe d'entre eux a protesté contre l’augmentation des prix du pétrole. Ils ont alors été attaqués par les militaires. Les moines ont demandé des excuses, mais les excuses ne sont pas venues. Et la nouvelle s’est rapidement répandue dans les autres monastères du pays.
Le mouvement de protestation est-il unanime au sein de la population birmane ou s’agit-il d’une minorité en colère ? (Fabien, le 27.09.07)
Andrew Chant : La colère est unanime. Les Birmans en ont assez du gouvernement militaire. En 1990, lors des élections, le parti d’Aung San Suu Kyi a remporté une large victoire. Preuve que l’opposition à la junte est écrasante.
Nations Unies : Quelles sont les risques d’intervention des Nations Unies ? (Manu Mossay le 27.09.07)
Gauthier Rybinski, chroniqueur international de France 24 : Dans les grands principes, l’ONU est précisément conçue pour éviter une intervention et le recours à la force. Selon le chapitre VII et l’artcile 43 de sa charte, elle peut être amenée à user de la force armée, à condition qu’il y ait unanimité des membres permanents du Conseil de Sécurité et que le cas de figure soit l’agression d’un pays par un autre. Il y a donc fort peu de chances pour que l’ONU intervienne militairement en Birmanie, son rôle pouvant se borner à alourdir les sanctions vis-à-vis du régime de la jnute birmane.
Est-ce que l'Union Européenne a décidé de bloquer ses relations avec la Birmanie? (Manu Mossay le 27.09.07)
Gauthier Rybinski, chroniqueur international de France 24 : Non, l’Union européenne n’a pas décidé de bloquer ses relations avec la Birmanie.A elle seule, cette mesure n’aurait pas gran impact. C’est la raison pour laquelle L’UE insiste auprès de l’ONU, de la Chine et des pays de l’ASEAN pour que des mesures d’isolement du régime soient prises.






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