LIBAN
Le Liban sans président
L'élection du président de la République au Liban est reportée depuis novembre 2007. La crise politique devient violente en mai, les partisans pro et anti gouvernement s’affrontent dans la rue.
Les violents combats qui ont éclaté entre factions politiques rivales à Beyrouth, la capitale libanaise, font craindre un embrasement. Ces heurts rappellent des scènes du début de la guerre civile libanaise (1975-1990).
Les affrontements entre milices chiites et partisans sunnites du gouvernement se sont intensifiés peu après l’allocution du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah. Celui-ci a fustigé la "déclaration de guerre" que représentent selon lui des décisions récentes du gouvernement libanais d'enquêter sur un réseau de télécommunications installé par le Hezbollah au Liban.
Saad Hariri, chef de la majorité parlementaire, a appelé Hassan Nasrallah à mettre fin au "siège" de la capitale. Il a proposé un accord, rejeté par l’opposition chiite.
Le Liban se trouve sans chef d'Etat depuis le 24 novembre 2007, date de l’expiration du mandat du président pro-syrien Emile Lahoud. Les deux factions rivales sont tombées d’accord pour élire le chef de l’armée Michel Sleimane au poste de président, mais elles achoppent sur la composition du gouvernement. Dix-huit sessions parlementaires n’ont pas permis de trouver le compromis nécessaire. Une dix-neuvième réunion est prévue le 13 mai prochain. Mais les chances d’aboutir à l’élection d’un président sont minces.
Depuis l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri en 2005, six députés de l’opposition anti-syrienne ont été tués. Certains parlementaires accusent Damas d’être derrière ces disparitions. L’armée syrienne, déployée au Liban à la fin de la guerre civile en 1990, a été forcée au retrait peu après la mort de Hariri.
Beyrouth-Ouest aux mains du Hezbollah
Au troisième jour de combats, les milices chiites de l'opposition, menées par le Hezbollah, ont pris le contrôle de plusieurs quartiers de la capitale libanaise. Sur FRANCE 24, un ministre dénonce "un coup d’Etat". (Récit : M. Gaudin)
Nasrallah accuse et menace le gouvernement
Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a déclaré que les décisions prises par le gouvernement libanais à l'encontre de sa formation chiite étaient une "déclaration de guerre".
Course à l’armement au Liban
Les attentats se multiplient et le spectre de la guerre civile plane sur le Liban. Dans ce climat de terreur, il est un commerce florissant : celui des armes. Enquête au coeur du trafic. (Reportage: J-M. Quemener)
Liban : le point de non-retour ?
Entre pro et anti-syriens, les affrontements se multiplient. Depuis trois jours, la situation s'aggrave. Coup d'Etat ou réaction à une déclaration de guerre : le Liban replonge-t-il dans la guerre civile ?
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