Vers une sortie de crise au Liban
Michel Sleimane a été élu président du Liban le 25 mai. Cette élection, reportée à 19 reprises, met fin à six mois de vacance du pouvoir à la tête de l'Etat et a été possible grâce à l'accord négocié au Qatar, le 21 mai.
Le général Michel Sleimane a été élu dimanche 25 mai président du Liban par le Parlement. Cette élection, rendue possible par l'accord négocié au Qatar, le 21 mai, marque la première étape de la remise en marche du pays après 18 mois de crise politique et de violences meurtrières.
Le Liban était sans chef d'Etat depuis le 24 novembre 2007, date de l’expiration du mandat du président pro-syrien Emile Lahoud. Des désaccords persistants entre la coalition gouvernementale soutenue par les Occidentaux et de l’opposition pro-syrienne menée par le parti chiite Hezbollah ont provoqué à plusieurs reprises le report de l’élection présidentielle.
Depuis 2005, une vague d’assassinats d’hommes politiques libanais s'ajoute à ce climat d’instabilité. La majorité soupçonne la Syrie voisine d’en être le commanditaire.
Cette crise politique a pris une tournure violente début mai. Des combats ont éclaté entre factions politiques rivales à Beyrouth, ravivant le souvenir de la guerre civile de 1975-1990.



































