13 novembre 2008 - 11H41
- Birmanie

Le multimédia et un reportage en Birmanie primés par l'AIB
L'Association for International Broadcasting a récompensé France 24 pour son approche multimédia de l'information et le reportage "Au cœur de la répression birmane" réalisé par Cyril Payen, Paul Rush et Solomon Kane.
Par Cyril PAYEN (texte)
Cyril PAYEN / Paul RUSH / Solomon KANE (vidéo)
Très rares ont été les journalistes étrangers qui ont pu parvenir à s’infiltrer en Birmanie pour y être témoin, de l’intérieur, des révoltes de l’automne 2007. Regardez le reportage de notre correspondant Cyril Payen réalisé avec Paul Rush et Solomon Kane, et diffusé dans le magazine Reporters, consacré aux grandes enquêtes. Notre couverture des évènements a été primée le 12 novembre 2008 par l'Association for International Broadcasting à Londres. Réagissez à ce reportage en cliquant sur le lien ci-dessous.

27 septembre 2007. Rangoun. La rue gronde. Les Birmans sont en colère. Malgré la peur du régime et le souvenir de la répression de 1988 qui avaient fait 3000 morts, les Birmans ont osé descendre dans la rue. Un caméraman proche des réseaux clandestins vient d’arriver en ville. Il va vivre en direct cette journée folle et tragique. Voyage au cœur de la répression à Rangoun et dans des régions interdites où la propagande est la seule vérité.

 

Pour la première fois en vingt ans, le drapeau du Paon Combattant, symbole de la lutte pro démocratique, flotte dans une rue birmane. Les slogans se multiplient à mesure que le cortège grossit. Leurs revendications ? Plus de transparence, des dirigeants honnêtes et surtout ne plus avoir peur.

 

Les cris fusent. Une répression brutale vient de commencer.

Un homme à terre, un journaliste, le japonais Kenji Nagai, va mourir sous l‘œil de la caméra quelques instants plus tard. Au coin de la rue. Une nouvelle manifestation est en train de naître. "Vous ne pourrez pas tous nous tuer ! Nous nous battrons jusqu’au dernier ! Pour le peuple, démocratie ! Nous irons jusqu’à la victoire !" Les slogans reprennent et très vite la fronde gagne en vigueur.

 

Le mouvement se durcit peu à peu. Certains manifestants, terrorisés, quittent le cortège, d’autres tiennent bon. Mais très vite ils se retournent, coincés dans une impasse. Les tirs fusent. Ils se préparent à mourir. "Priez ! Priez pour vaincre la peur de la mort."

 

Une chape de plomb s’est abattue sur Rangoun. Couvre-feu sur Sule Pagoda, le point de ralliement des manifestants. L’appareil répressif est en marche.

 

28 septembre. A la frontière thaïlandaise, l’onde de choc de la répression se ressent déjà. Des birmans commencent à fuir en Thaïlande. La junte militaire a verrouillé le pays.

Nous entrons clandestinement par le sud-est, zone contrôlée par l’armée gouvernementale et une milice ethnique. Ici, la propagande gouvernementale est la seule vérité.

Le Colonel Na Ka Moue, seigneur de guerre local, auprès duquel il faut faire allégeance pour être admis, méprise les révoltes : "Tous ces gens qui poussent des cris à Rangoun…Ca ne mène à rien. C’est ridicule".

Selon lui, Ils sont soutenus par des puissances étrangères qui les paient pour descendre dans la rue et les moines qui manifestent sont des faux-moines, des voyous déguisés. "Un moine n’a pas le droit de manifester. C’est impossible !"
Dans le village suivant, les habitants ne semblent pas vraiment être au courant des événements. "Ici, on ne parle pas des troubles mais je pense que c’est vrai..."

29 septembre. Contre toutes attentes, un milicien rompt le silence. "Le gouvernement ne résout aucun problème en tirant sur la foule. Un jour, tout va changer….J’en suis sûr." Selon lui, des dizaines de sous-officiers soutiennent les manifestations.

Une étincelle suffirait pour qu’ils se mutinent…

À deux cent cinquante kilomètres à l’Est de Rangoun, dans une commune de cinq mille habitants, le drapeau de la junte militaire flotte devant l’école. Dans chaque ruelle, des bunkers. Un peu plus loin, un homme avec une radio refuse de dire ce qu’il écoute. Tout le monde semble redouter l’arrivée des soldats et il faut de nouveau quitter les lieux.

 

Nous arrivons à pieds à la grande pagode de la région et tentons sans succès d’interroger un bonze. « On ne parle pas de politique ici. Je n’ai pas le droit. C’est interdit. (…) Vraiment, je ne peux pas parler…Il faut arrêter. » Il ne veut pas donner son avis.

"Parce qu’il a peur…" conclut un milicien.

Commentaires

AIB Praise for Crackdown in the Heart of Burma

BRAVO à M. Paul Rush pour ce reportage au coeur des Manifestations! Et a M. Cyril Payen et M. Kane pour leur travail sur la frontière!!

What AIB judges had to say about Crackdown in the Heart of Burma:
"The judges felt this was an extremely "good watch", as well as being fast-paced, emotional, sensitive and visceral in delivery. The undercover footage from demonstrations was extraordinary and was truly an example of brave journalism. The on-the-spot report was immediately gripping and put the viewer at the centre of the action."

Revoir de statuts de membre de ce pays de la honte.

Il serait nécessaire & indispensable que les représentants permanents onusiens révisent les statuts et conditions d'adhésion à tout état qui se fout de l'institution onusienne. Quelle honte au regard des peuples devenus "morts vivants" à cause de la folie de leur dirigeant. Accepteriez-vous de revoir un 2è. "polpot-birman?"

reportage sur la birmanie

un pouvoir politique dont l'exercice est fondé sur la terreur et le meurtre gratuit contient en lui-même les germes de sa propre chute.il n'est aucun pouvoir qui puisse tenir durablement s'il n'existe pas entre la classe dirigeante et le peuple une certaine confiance.c'est pourquoi je le déclare après avoir vu les images de ces personnes qui ont bravé ce regime de terreur au prix de leurs vies, que ce pouvoir sanguinaire est condamné à mort.bravo à france24 pour ce reportage.vos différentes rubriques,en particulier vos journaux et vos reportages sont un véritable régal

Birmanie, la chappe d'acier

Maintenant que le monde a vu ces images, que va-t-il se passer ? Rien. Les régimes totalitaires triomphent toujours avec l'appui des puissances étrangères qui ne cherchent que leurs intérêts. Que les petits peuples crèvent. Ce qui nous intéresse leur richesse. Un régime démocratique les défendra et leur défendra de les prendre. Les fascistes les vendraient à moindre sous pour s'armer et se maintenir au trône indéfiniment.
Il n'y a pas que la Birmanie. Il y a également des peuples qui croupillent sous domination.

Birmanir:reportage

Une mauvaise manoeuvre a interrompu mon commentaire).Je continue:j'ai dit que ce genre de révolutins ne se manifestent pas en MoyenOrient dont les régimes sont soutenus par les occidentaux qui voient dans ces Emitates leurs vaches laitières. Je vous propose d'envoyer vos reporters dans l'un de ces pays faire un reportage auprès de la masse paupulaire oubliée par la prppagande des pétrodollards que l'on voit presque quotidiennement sur les écrans européens.9

Felicitations

c avec plaisir que j ai appris cette bonne nouvelle,je felicite France 24et acette occasion je voudrais dedier au staff de France 24 cette maxime:
Séme une pensée tu recolteras un acte
Séme un acte tu recolteras une habitude
Séme une habitude tu recolteras un caractére
Séme un caractére tu recolteras un destin

burma reportage

J'ai vu et re-vue ces images terrifiantes. Je felicite France 24 et l'equipe qui a risque leurs vies pour nous les presenter. Rush, Payen et Kane meritent la reconnaissance de cette prime.

JUSTE BRAVO.

Bravo,je suis trés comptant de toutes l'equipes,mais surtout comptant de savoire que dans ce monde il ya encore de l'espoire,car des personnes comme vous sont de l'espoire pour l'humanite tout entier.Encore courager et longue vie a vous tous.

france 24 primé

ça ne surprend personne. la qualité de votre travail est extraordinaire. chapeau à toute l'équipe de france24 et surttout bon courage à tous vos reporters. mille fois fois merci pour votre travail au service de l'information mondiale.

AIB Praise for Crackdown in the Heart of Burma

What AIB judges had to say about Crackdown in the Heart of Burma:

"The judges felt this was an extremely "good watch", as well as being fast-paced, emotional, sensitive and visceral in delivery. The undercover footage from demonstrations was extraordinary and was truly an example of brave journalism. The on-the-spot report was immediately gripping and put the viewer at the centre of the action."

AIB Praise for Crackdown in the Heart of Burma

What AIB judges had to say about Crackdown in the Heart of Burma:

"The judges felt this was an extremely "good watch", as well as being fast-paced, emotional, sensitive and visceral in delivery. The undercover footage from demonstrations was extraordinary and was truly an example of brave journalism. The on-the-spot report was immediately gripping and put the viewer at the centre of the action."

Félicitation

Juste vous dire félicitation pour ce travail risqué que vous aviez fait. Nous observons tous l'évolution de la situation en Birmanie mais j'avoue que ce reportage méritais d'être primé. Bravo à toute l'équipe!!!!!!

BRAVO Pour ce prix

Un seul mot BRAVO !!!
Merci a Mr Payen, Kane et Rush pour le travail effecue lors de ces emeutes. Merci d avoir pris tant de risques pour nous informer. Ce prix n est, a mon sens, que la reconnaissance de votre travail, de votre exigence et votre envie d informer. encore une fois bravo a vos correspondants, sans qui l information ne pourrait etre vehiculee en dehors de certaines frontieres.

Excellent Reportage à Rangoun !

Bravo à M. Paul Rush ! Son courage dans les rues de Rangoun montre à quel point les Birmans luttent, et sont prêts, pour la démocratie. Félicitations France 24 !

FELICITATIONS!

BRAVO DEPUIS MONTERREY!

Félicitations

La Récompense souligne la qualité du travail sur le terrain.
Quel dommage que l'on ne puisse pas regarder France 24 sur le cable.
Bravo à Cyril Payen et à son équipe à Bangkok

vous etre les meilleurs...

cela ne m'etonne pas de l'equipe de france24 vu comment vous nous avez fait vivre en direct l'election presidentielle Americaine je ne peux que dire ... vous etre les meilleurs.

C'est mérité

Avec tout le travail réalisé par France24, il est normal qu'une récompense tombe enfin, et que ce reportage ait été choisit est aussi tout à fait normal à mes yeux, il est d'une qualité impressionnante étant donné les conditions sur place.

Félicitation :)

Merite

Mes felicitations a l'equipe de france 24 pour cette recompense.

Bravo !

Je ne manque jamais aucun reportage de Cyril Payen - que ce soit sur la Birmanie, le Cambodge ou la Thaïlande ! Ses analyses sont toujours justes et fort intéressantes.
Bravo à l'équipe, vous aviez pris de sacrés risques pour le tourner, pour montrer au monde entier la réalité Birmane. Merci infiniment !

Diktators!!!

je felicite France24 et Mr Payen et je tiens a precisser que ces images me rappelle les evenements de Fevrier 2008 au Cameroun pendant lesquels il ya eu des dixaines de MORTS á Douala et dans le reste du pays suite a la demande des populations au NON Changement de la Constitution en vue de prolonger le mandat du President de la Republik Paul Biya enfant Cheri de la France...

REPORTAGE

Bravo à l'équipe de tournage de ce reportage. Félicitations.

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