27 décembre 2007 - 12H12

Nawaz Sharif boycotte les législatives
Après l'assassinat de Benazir Bhutto, l'ex-Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif annonce que son parti boycotte les élections législatives du 8 janvier et demande la démission de Musharraf.

L'ex-Premier ministre et opposant Nawaz Sharif a exhorté jeudi le président pakistanais Pervez Musharraf à démissionner sur le champ pour "sauver le Pakistan" et annoncé que son parti boycottera les législatives du 8 octobre, quelques heures après la mort dans un attentat suicide de l'autre leader de l'opposition, Benazir Bhutto.

 

M. Sharif, rentré d'exil récemment, tout comme Mme Bhutto, a également appelé à une grève générale vendredi.

 

"J'exige que Musharraf quitte le pouvoir, sans délai et avant 24 heures, pour sauver le Pakistan", a-t-il lancé au cours d'une conférence de presse à Islamabad, ajoutant que le chef de l'Etat était "la source de tous les problèmes auxquels le pays est confronté".

 

L'ex-Premier ministre, renversé il y a huit ans par un coup d'Etat de M. Musharraf, a également annoncé que son parti, l'un des deux principaux de l'opposition avec celui de Mme Bhutto, boycottera les élections législatives et provinciales prévues pour le 8 janvier.

 

"Il y aura une grève générale demain", a-t-il également lancé, ajoutant: "Tous les Pakistanais sont choqués, du commerçant au chauffeur routier, chaque personne ordinaire, et quiconque se joindra cette grève exprimera ainsi sa solidarité avec tout le pays".

 

Nawaz Sharif, qui dirige le 2e parti de l'opposition en importance derrière celui de Mme Bhutto, avait promis quelques heures plus tôt aux Pakistanais, devant l'hôpital où l'ex-Premier ministre a succombé à ses blessures dans la banlieue d'Islamabad, "de mener leur guerre" contre le pouvoir de M. Musharraf.

 

Ce dernier a été réélu le 6 octobre pour un second mandat de président par les assemblées nationales et provinciales sortantes, mais il a besoin d'une majorité dans les prochaines pour pouvoir continuer à diriger le pays.

 

Mme Bhutto et M. Sharif l'ont accusé par avance ces derniers jours de vouloir manipuler le scrutin pour se maintenir au pouvoir.

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