Les parlementaires pakistanais ont élu, le 6 septembre 2008, Asif Ali Zardari, veuf de l'ex-Premier ministre Benazir Bhutto, président de la République.
Trois semaines plus tôt -le 18 août- et après neuf ans passés à la tête du pays, l'ancien président Pervez Musharraf avait annoncé sa démission.
Il laisse son pays "aux mains d’Allah", avait-t-il alors affirmé pendant un discours télévisé, mais également aux mains d’une coalition gouvernementale qui a précipité son départ en lançant une procédure de destitution contre lui.
Musharraf écarté du pouvoir, le spectre de l’instabilité planait sur le pays. Les deux principaux partis portés au pouvoir lors des élections législatives de février 2008, le Parti du peuple pakistanais (PPP), ancien parti du Premier ministre assassiné Benazir Bhutto, et la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), conduite par Nawaz Sharif, connaissent de nombreuses dissensions.
Par ailleurs, les soulèvements islamistes se succèdent dans le nord du pays, alors qu'une partie de la population désapprouve l’alliance politico-militaire du Pakistan avec les Etats-Unis.

















