Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les "MarocLeaks" inquiètent le pouvoir marocain

En savoir plus

#ActuElles

Jouets sexistes : le marketing des fabricants en cause

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Joyeux Noël... laïc !

En savoir plus

REPORTERS

Argentine : le bilan Kirchner

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Cuba - États-Unis : la fin de la guerre froide ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

La Grèce fait trembler les marchés

En savoir plus

À L’AFFICHE !

La personnalité tourmentée de "Mr. Turner"

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : colère à Peshawar lors des funérailles des écoliers assassinés

En savoir plus

UNE COMÉDIE FRANCAISE

François Hollande, un recentrage à gauche ?

En savoir plus

Entre Clinton et Obama, le vote des Noirs

Dernière modification : 30/01/2008

Pour qui voter? Hillary Clinton leur sénatrice ou Barack Obama leur espoir, peut être, de voir un président noir à la Maison Blanche? (Reportage : J. André et E. Saint-Martin)

Entre Clinton et Obama, le vote des Noirs


En campagne à l’Abyssinian Baptist Church de Harlem, Hillary Clinton est venue rappeler qu’elle est du côté des Noirs.


La candidate démocrate à l’élection présidentielle américaine est ici chez elle. Sénatrice de New York, elle sait que les habitants de ce quartier afro-américain se souviennent de la présidence de Bill, son mari, très positive pour leur communauté.

Mais les électeurs noirs, majoritairement démocrates, hésitent aujourd’hui entre Hillary Clinton et le sénateur de l'Illinois, Barack Obama.

Michael Washington, 37 ans, est directeur financier dans une entreprise de Manhattan. Habituellement, il ne s’intéresse pas à la politique, mais cette fois il a décidé de faire campagne pour Obama. Il déclare : "Voilà un type qui, à Austin, en plein Texas, fait un discours et dit: Je suis le gardien de mon frère. On n’entend pas ça en politique, c’est neuf, c’est rafraichissant. Tu te dis : OK, peut-être que ce type veut vraiment rendre le monde meilleur."

Bureau de campagne


Harlem a désormais son bureau de campagne d’Obama : une boutique réaménagée, dont les vitrines ont été recouvertes d’affiches. A l’intérieur, deux bureaux et un écran géant sur lequel passent en boucle les discours désormais mythiques du candidat. Ce QG a été entièrement financé et aménagé par les bénévoles.

C’est un sénateur de l’état de New York, Bill Perkins, qui inaugure le bureau. Il est l’un des rares élus noirs new-yorkais à avoir soutenu Obama dès le début. Les autres leaders de la communauté étaient restés fidèles aux Clinton.

Après les discours, les militants partent pour une manifestation improvisée dans la rue. Obama s’appuie sur de nombreux groupes comme celui-ci, qui naissent spontanément et ont du succès et de l’impact. Les medias sont au rendez-vous.

Les militants d’Hillary Clinton sont plus rares à battre le pavé. Mais ce jour-là, un petit groupe est présent pour barrer la route aux supporters de Barack : “Obama sera président un jour, mais pas cette année et vous le savez tous !”

"Le premier président noir des Etats-Unis"

L’héritage de la présidence de Bill Clinton est encore très fort. Certains Afro-Américains l'appellent affectueusement "Le premier président noir des Etats-Unis".

“Entre 1992 et 2000, les Noirs s’en sont mieux sortis que durant les 400 ans qui ont précédé," affirme David Wilson, militant pour Hillary Clinton, en référence à la présidence de son mari. "Je ne sais pas si vous connaissez l’histoire des noirs aux Etats Unis, mais on s’en est pas toujours très bien sorti."

Dans le quartier noir du Bronx – 1,3 millions d’habitants dont un tiers de Noirs et 30% vivant en deçà du seuil de pauvreté – une association a créé l’Eagle Academy, une école pour garçons en difficulté soutenue par Hillary Clinton.

David Banks, son fondateur et proviseur, ne peut s’empêcher d'imaginer Obama en premier véritable président noir des Etats-Unis. "Si Barack devait gagner, il serait l’incarnation de l’espoir et de l’avenir que l’on souhaite à nos enfants", explique-t-il.

Première publication : 25/01/2008

COMMENTAIRE(S)