Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REPORTERS

Exclusif - Dans l'enfer des prisons secrètes

En savoir plus

#ActuElles

Suède : un modèle de parité ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

UE - USA : la guerre économique est-elle déclarée ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

UMP et PS sous tension

En savoir plus

TECH 24

Giroptic : la start-up lilloise star de Kickstarter déjà GoPro killer ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Conférence sociale : le gouvernement mise sur l'apprentissage

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Amnesty dénonce les violences faites aux femmes en Égypte

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

France : la loi anti-djihad de Cazeneuve

En savoir plus

FOCUS

L'essor d'un bouddhisme radical

En savoir plus

  • Gaza : seule une solution politique peut garantir la sécurité d’Israël

    En savoir plus

  • Défilé du 14-Juillet : la présence de soldats algériens fait polémique à Alger

    En savoir plus

  • "Maintenant, fais tes prières" : Amnesty dénonce la torture dans l'est ukrainien

    En savoir plus

  • Cynk, l’entreprise fantôme qui valait quatre milliards

    En savoir plus

  • Exclusif - Dans l'enfer des prisons secrètes

    En savoir plus

  • Tuerie de Bruxelles : Nemmouche accepte d'être extradé vers la Belgique

    En savoir plus

  • Les forces kurdes revendiquent la prise de deux champs pétroliers

    En savoir plus

  • Le FC Barcelone casse sa tirelire pour s’offrir le controversé Luis Suarez

    En savoir plus

  • À Kaboul, Kerry plaide pour un audit des résultats de la présidentielle

    En savoir plus

  • Vidéo : à Gaza, entre pénuries et guerre psychologique

    En savoir plus

  • La fillette américaine, "guérie" du sida, est toujours séropositive

    En savoir plus

  • Vidéo : le sélectionneur du Niger Gernot Rohr livre sa vision du Mondial

    En savoir plus

  • En images : une station service israélienne touchée par une roquette

    En savoir plus

  • Vidéo : à Tel-Aviv, les habitants vivent dans la peur des tirs de roquettes

    En savoir plus

  • Obama face à la "crise humanitaire" des mineurs clandestins au Texas

    En savoir plus

Affrontements sanglants dans la vallée du Rift au Kenya

©

Dernière modification : 27/01/2008

Plusieurs dizaines de personnes ont été tuées depuis jeudi dans la province de la vallée du Rift au Kenya.

Quatre-vingt-une personnes ont été tuées depuis jeudi dans la province de la Vallée du Rift (ouest) devenue le théâtre principal des violences post-électorales qui ébranlent le Kenya, amenant Kofi Annan à dénoncer samedi des violations "systématiques des droits de l'Homme".

Quarante-cinq personnes ont été tuées à Nakuru, la capitale provinciale en proie à des affrontements à caractère interethniques, a indiqué la police, ce qui porte à 81 le bilan des tués dans la Vallée du Rift depuis jeudi soir.

Un officier de police qui n'a pas voulu être nommé a fait état de 26 morts tuées dans de nouveaux affrontements à caractère interethnique dans les bidonvilles de Nakuru.

Auparavant, la police avait annoncé que 19 personnes avaient péri dans les violences à Nakuru.

Dans le district voisin de Molo, lui aussi particulièrement touché par ces violences, la police a annoncé avoir découvert samedi les cadavres de 15 personnes victimes des troubles.

A Nakuru, où la police a imposé vendredi un couvre-feu nocturne, "des maisons sont en feu et la violence a de nouveau éclaté dans des quartiers", a déclaré à l'AFP samedi après-midi un porte-parole de la Croix-Rouge, Anthony Mwangi. Des tirs étaient également entendus dans un des bidonvilles de la ville, Githima.

A l'hôpital général de Nakuru, le personnel était dépassé par le nombre d'admissions. "Nous sommes débordés. Notre unité chirurgicale a une capacité de seulement 36 patients, mais actuellement nous soignons plus de 90 patients", a expliqué à l'AFP un responsable de l'hôpital, George Mugenya.

A Nakuru, des Kikuyus se sont organisés pour se venger des attaques dont ils avaient été la cible les jours précédents dans la province, selon des habitants.

"Le gouvernement n'a pas réussi à nous protéger alors nous avons décidé de venger nos frères tués à Burnt Forest et Eldoret", autres localités de la province, a déclaré à l'AFP, Amos Ndungu, habitant kikuyu de Nakuru.

Dans la matinée, des hommes, certains armés de machettes, avaient érigé des barricades dans la ville et sur les axes routiers y menant. Ces barricades ont été démantelées rapidement par la police paramilitaire.

Plus de 800 personnes ont trouvé la mort au Kenya dans les troubles politico-ethniques qui ont suivi la réélection le 27 décembre du président Mwai Kibaki, rejetée par le chef de l'opposition Raila Odinga qui l'accuse de lui avoir volé la victoire.

La Vallée du Rift est devenue ces derniers jours l'épicentre de ces violences dans lesquelles s'affrontent notamment des membres de la communauté kalenjin, qui a majoritairement soutenu M. Odinga, et leurs voisins kikuyus, l'ethnie de M. Kibaki.

Ces violences dans la Vallée du Rift viennent s'ajouter, et largement se confondre, à d'autres plus anciennes liées à des conflits fonciers récurrents qui donnent régulièrement lieu à des explosions de violences meurtrières dans la région.

"Le cercle vicieux des contre-attaques et représailles est en train de devenir incontrôlable dans la Vallée du Rift et des mesures urgentes sont nécessaires pour résoudre cela", s'était alarmé de son côté vendredi à Nairobi le secrétaire général de la Croix-Rouge kényane, Abbas Gullet.

L'ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, qui mène une médiation dans le pays depuis mardi soir, s'est rendu par hélicoptère dans cette province pour constaté l'ampleur de la crise et a dénoncé à son retour à Nairobi des violations "systématiques et graves des droits de l'Homme".

"On ne peut pas autoriser l'impunité", a ajouté M. Annan, sans nommer un groupe en particulier: "j'espère qu'il y aura une enquête sérieuse pour établir les faits et que ceux qui sont responsables seront punis".

M. Annan a prévenu qu'il n'allait pas rester au Kenya "des mois". "Le temps presse et les dirigeants doivent travailler avec nous aussi rapidement que possible", a-t-il insisté.


 

Première publication : 27/01/2008

Comments

COMMENTAIRE(S)