CAN 2008
Spectacle, records et surprises
Dimanche 03 février 2008
Le spectacle est au rendez-vous de la CAN 2008. Avec 70 réalisations, le nombre de buts inscrits lors du premier tour a été battu, de même que celui du meilleur buteur en phase finale, pulvérisé par le Camerounais Eto’o, auteur de 16 buts.
Dossier La Coupe d'Afrique des nations 2008Dimanche 03 février 2008
Par Allaoua Meziani / FRANCE 24La 26e Coupe d’Afrique des nations, qui a lieu au Ghana jusqu’au 10 février, est en train de tenir toutes ses promesses. Spectacle, records et surprises ont été au rendez-vous du premier tour.
Spectacle, d’abord. Sur les pelouses ghanéennes, plutôt en bon état, les 16 équipes en lice ont laissé leurs calculettes dans le vestiaire. Résultat : jeu offensif à souhait, buts d’anthologie et gestes techniques à profusion.
Il semblait, pour une fois, acquis de respecter l’esprit du sport-roi, entraîneurs et joueurs ayant tacitement porté leurs efforts en vue d’honorer le principe de base de la discipline : marquer plus de buts que l’adversaire. L’inaugural Ghana-Guinée (1-0) n’a été qu’un leurre. Pourquoi ? Parce que la suite ne s’est pas seulement imposée comme un festival de foot, mais surtout comme un mélange de danse à l’africaine ponctué par un parfum d’efficacité qui a fait voler en éclat le nombre de buts inscrits lors du premier tour de la CAN. Désormais, il y a 70 réalisations au compteur.
Défenses perméables ? Gare aux conclusions hâtives ! L’atout incontestable, ce sont les nouvelles balles créées par l’équipementier allemand Adidas, qui garantissent plus de précision dans les frappes. Le reste appartient au génie africain et à un encadrement technique à forte connotation européenne, habitué aux grandes compétitions internationales.
Eto’o, première étoile d’une nouvelle constellation
D’autre part, la CAN 2008 met en vedette la nouvelle constellation d’étoiles africaines, emmenée par le joyau camerounais du FC Barcelone, Samuel Eto’o, tombeur, dès ce premier tour, du vieux record de trente-huit ans, du nombre de buts inscrits en phase finale de la compétition africaine. Avec ses 16 buts, Eto’o, qui participe à sa cinquième Coupe d’Afrique des nations, dépasse désormais l'Ivoirien Laurent Pokou (14 buts). Eteints par la ribambelle de stars du championnat local égyptien, le Barcelonais et ses coéquipiers du Cameroun ont soulevé la poussière pour imposer le respect dû à de vénérables Lions indomptables, quatre fois champions d’Afrique. Ils seront bien sûr présents en quarts de finale.
D’autres stars ? Drogba et les frères Touré ont logiquement conduit la Côte d’Ivoire au tour suivant. Zidan et Abou Trika n’ont même pas forcé le talent pour mettre les champions en titre égyptiens sur les bons rails. Essien et Muntari ont empêché le Ghana de douter alors que Feindouno a sauvé la Guinée de la déroute. Chikhaoui a maintenu la flamme de la Tunisie et les Nigérians sont toujours en attente de confirmation.
Des surprises nommées Maroc et Sénégal
La concurrence a été tellement rude. La compétition si disputée, que des techniciens aussi reconnus que le champion du monde brésilien Carlos Alberto Parreira, coach de l’Afrique du Sud, et le demi-finaliste français du mondial mexicain en 1986, Henri Michel, entraîneur du Maroc, sont rentrés prématurément à la maison. La première grande victime du premier tour est le Maroc, prometteur depuis la prise de fonction d’Henri Michel et le match nul finalement trompeur contre l’équipe de France à Saint-Denis en novembre dernier (2-2).
Minés par des désaccords internes, les Lions de l’Atlas ont juste eu le temps de rugir contre la faible Namibie (5-1). Ils ont été incapables de tenir leur rang de grande nation du football africain. Mais peut-être, face à l’émergence de nouvelles puissances comme l’Angola et la résurgence des puissances dormantes comme le Ghana, cela n’est-il plus qu’un lointain souvenir. Que dire du Sénégal ? Après sa brillante campagne au cours de la Coupe du monde de 2002, il semblait s’annoncer comme la nouvelle grande force du continent. Un feu de paille. Les coéquipiers de l’invisible Diouf ont d’abord raté la qualification au Mondial 2006 avant de confirmer le déclin au Ghana.
Des quarts explosifs
Devant des échecs aussi retentissants, le naufrage anecdotique de l’Afrique du Sud ne revêt subitement d’importance que dans la mesure où il s’agit du pays organisateur de la Coupe du monde 2010.
Alors, mieux vaut se projeter sur les quarts de finale qui débutent dimanche, avec un explosif derby entre le Ghana et le Nigeria et un intéressant Côte d’Ivoire-Guinée. Lundi, choc de titan entre Tunisiens et Camerounais et imprévisible confrontation entre l’Egypte et l’Angola.
Pour aller plus loin


08/02/2008 12:52:49 Signaler un abus
soyez toujours à jour!!!!!!!
Par ABOU HAFSA -
je pense que ces informations sont normales pendant cette CAN mais il faut toujours actualiser les infos par heure comme vois le faites pour les JT. les choses ont évoluer depuis que vous aviez écrit cet article.
Merci