Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Fin de règne au Burkina Faso

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Coup d'état au Burkina Faso

En savoir plus

DÉBAT

Violences au Burkina Faso : vers un nouveau coup d'état ? (Partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

Crise au Burkina Faso : l’état de siège déclaré (Partie 1)

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Tibéhirine : "Nous voudrions expertiser" les prélèvements, dit Trévidic

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Inès Boujbel, PDG de Deyma

En savoir plus

POLITIQUE

Drame de Sivens : Placé dénonce "l’absence absolue d’empathie" du gouvernement

En savoir plus

POLITIQUE

Bruno Le Roux : il est "indigne" de servir du drame de Sivens

En savoir plus

DÉBAT

Législatives en Tunisie, la désillusion? (partie 2)

En savoir plus

Grâce évoquée pour l'Arche de Zoé

Dernière modification : 07/02/2008

Idriss Déby a évoqué une possible grâce pour les Français de l'Arche de Zoé. Leur avocat, Me Collard, a affirmé à FRANCE 24 que "la vie des membres de l'Arche de Zoé est entre les mains de Sarkozy". (Envoyée spéciale : S. Claudet)

Le président tchadien Idriss Deby Ito a entrouvert mercredi la porte de la grâce pour les six membres de l'Arche de Zoé, emprisonnés en France pour "tentative d'enlèvement d'enfants" au Tchad, suscitant un espoir prudent des avocats et des proches des condamnés.
   
"A partir du moment où la Constitution tchadienne me donne le droit d'élargir qui que ce soit, tchadien ou étranger, ce n'est pas impossible, si la France le demande bien sûr, que j'examine cette question", a dit le président tchadien à N'Djamena, ajoutant : "Pour le moment je n'ai pas réfléchi à cette question".
   
(Maître Collard, avocat français des membres de l'Arche de Zoé, a déclaré sur France 24 qu'une demande de grâce a été transmise au Tchad. "On a fait une demande de grâce" a-t-il dit, avant d'ajouter "C'est pour nous le seul moyen de débloquer la situation. La vie des membres de l'Arche de Zoé est entre les mains de Sarkozy". Retrouvez la vidéo de l'intervention de Maître Collard sur France 24 à droite)

 
Depuis la confirmation de la condamnation à huit ans de prison par le tribunal de Créteil le 28 janvier, il ne restait plus qu'une seule possibilité de libération pour les six Français, celle d'une grâce présidentielle tchadienne.
   
La convention judiciaire franco-tchadienne, qui a permis le transfèrement en France des six condamnés, prévoit dans son article 32 que "la grâce ou l'amnistie sont de la compétence de l'Etat dont relève la juridiction de condamnation".
   
A Paris, cette possibilité de grâce a été qualifiée peu après de "signe très encourageant" par Me Olivier Desandre-Navarre, avocat du logisticien Dominique Aubry. "Je souhaite qu'il le fasse dans les meilleurs délais", a affirmé à l'AFP, Me Mario Stasi, conseil de l'infirmière Nadia Merimi.
   
Avant le déclenchement de l'offensive rebelle sur la capitale tchadienne, chacun des avocats a adressé pour son client une demande de grâce, ont précisé Mes Desandre-Navarre et Stasi, via leur correspondant à N'Djamena, Me Jean-Bernard Padaré, chargé de regrouper les demandes pour les adresser au Garde des Sceaux tchadien qui devait ensuite les remettre au président Deby.
   
A Toulon, Me Jean-Claude Guidicelli, avocat du logisticien Alain Péligat et du docteur Philippe van Winkelberg, a déclaré à l'AFP : "Si grâce à Dieu, grâce il y a, cette décision dissipera ce sentiment d'injustice qui commençait à nous peser".
   
Hélène Breteau, la mère d'Eric Breteau, président de l'Arche de Zoé, et Antonia van Winkelberg, l'épouse du médecin, ont exprimé sur RTL leur satisfaction tout en restant prudentes.
   
"J'ai envie de lui dire que s'il a l'envie de les grâcier, je l'en remercie infiniment. Je suis absolument heureuse (mais) oui ça me surprend quand même, j'ai eu peur qu'il ne pense plus à eux", a déclaré Hélène Breteau.
   
Antonia a lancé un appel au président tchadien, tout en estimant qu'il s'agissait du "dernier recours".
   
Le 25 octobre 2007, Eric Breteau, Emilie Lelouch, Alain Péligat, Nadia Merimi, Dominique Aubry et Philippe van Winkelberg avaient été arrêtés dans l'Est du Tchad au moment où ils tentaient d'exfiltrer 103 enfants vers la France.
   
Condamnés à N'Djamena deux mois plus tard à huit ans de travaux forcés, ils avaient été transférés en France pour y purger leur peine, substituée en huit ans d'emprisonnement conformément au droit français.

Première publication : 06/02/2008

COMMENTAIRE(S)