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L'assemblée va ratifier le traité de Lisbonne

Dernière modification : 08/02/2008

Soutenu par le groupe UMP et l'opposition socialiste, le texte autorisant la ratification du traité européen de Lisbonne doit être adopté jeudi après-midi. Viendra ensuite le tour du Sénat, qui devrait le voter avant vendredi.

Le Parlement achève jeudi de débattre de la ratification du Traité de Lisbonne, dernière étape d'un feuilleton politique ouvert il y a 32 mois par le "non" français au projet de constitution.



L'Assemblée devrait adopter dans l'après-midi le texte, après avoir rejeté mercredi soir la demande d'un nouveau référendum formulée par le PS. Le Sénat suivra dans la soirée, voire pendant la nuit de jeudi à vendredi.



Il restera ensuite au président Nicolas Sarkozy à ratifier le document.



M. Sarkozy a été l'un des principaux promoteurs du Traité auprès de ses homologues européens. Il avait promis pendant la campagne présidentielle de proposer un texte relançant la construction européenne et réconciliant les partisans du "oui" et du "non". Il avait aussi écarté d'avance la voie du référendum.



Le 29 mai 2005, plus de 55% des électeurs français avaient rejeté le projet de constitution européenne, arrêtant l'élan de la construction des 27.



Cette fois, le vote positif des deux assemblées ne fait aucun doute, après le Congrès de Versailles achevé lundi par la victoire des partisans de la réforme de la Constitution, préalable nécessaire à la ratification du traité.



L'une des rares inconnues est l'attitude des socialistes, très divisés.



Le PS est officiellement pour le "oui" au Traité de Lisbonne, ce qui devrait se matérialiser dans les votes concluant les débats.



Mais les députés fabiusiens ont par exemple décidé mercredi qu'ils ne prendraient pas part au vote. Les parlementaires proches de M. Fabius avaient voté à Versailles contre la révision préalable de la Constitution, dans l'espoir d'obliger le président Nicolas Sarkozy à organiser un référendum.



Mardi, le Front national, qui ne compte pas de parlementaires, a demandé aux députés et sénateurs de ne pas "trahir la France" en ratifiant un traité qui signe pour Jean-Marie Le Pen la "disparition" de la souveraineté nationale.

Première publication : 07/02/2008

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