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L'OSCE annule sa mission en Russie

Dernière modification : 07/02/2008

L'OSCE annule sa mission d'observation de l'élection présidentielle du 2 mars pour cause de "restrictions imposées par les autorités russes". "Inacceptable", selon Le cabinet du ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov (photo).

L'OSCE a annoncé jeudi qu'elle annulait sa mission d'observation de l'élection présidentielle russe du 2 mars en raison "des restrictions imposées par les autorités russes".
   
L'instance chargée de l'observation des élections en Europe (BIDDH) auprès de l'OSCE, a annoncé que la Russie ne lui avait pas permis de déployer ses experts suffisamment à l'avance pour que la mission puisse se faire dans les règles.
   
Moscou a immédiatement qualifié l'annulation de la mission de fait "inacceptable", selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Mikhaïl Kamynine.
   
"Une élection est plus que ce qui se passe le jour du scrutin", a expliqué le directeur du BIDDH (Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'Homme) Chrisiant Strohal, cité dans un communiqué publié au siège de l'instance à Varsovie.
   
"C'est pourquoi le calendrier fixé par les autorités russes nous a déjà empêché d'observer de nombreux éléments du processus électoral, à commencer par l'enregistrement des candidats et des aspects de la campagne, comme le travail des médias", a-t-il ajouté.
   
M. Strohal rendait compte jeudi de la situation devant le conseil permanent de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) à Vienne et devait y donner une conférence de presse à 12h30 GMT.
   
Le BIDDH, en conflit avec la Commission électorale russe depuis l'automne, avait déjà boycotté les législatives russes de décembre 2007 également pour protester contre les restrictions imposées par Moscou.
   
Pour la présidentielle du 2 mars la Commission électorale russe est prête à accueillir seulement 75 observateurs, comparés à 400 aux législatives de 2003. Pour les législatives de décembre, seuls 70 observateurs étaient autorisés à venir en Russie.
   
De plus, le gros de ces experts ne devait initalement arriver que le 28 février soit trois jours avant le scrutin. Cependant lundi Moscou a accepté que la plupart des observateurs arrivent déjà le 20 février en Russie.
   
De plus, selon le porte-parole du BIDDH, la Commission électorale russe avait également accepté l'arrivée au préalable d'une équipe technique pour préparer l'installation des locaux pour les observateurs.
   
L'Union européenne a "regretté" jeudi que l'OSCE ait été contrainte d'annuler sa mission d'observation. La présidence de l'UE, assurée actuellement par la Slovénie, a "regretté qu'en raison des restrictions (...) et les discussions infructueuses qui ont suivi entre le BIDDH et les autorités russes, le BIDDH ait été mis dans une situation telle qu'il a jugé impossible d'exécuter son mandat et a annulé sa mission".
   
Une autre instance de l'OSCE, son assemblée parlementaire, dont le siège est à Copenhague, a elle aussi annoncé jeudi qu'elle n'enverrait pas d'observateurs au scrutin présidentiel russe en raison des restrictions imposées par Moscou.
   
"Nous regrettons que certaines circonstances nous empêchent d'envoyer des observateurs à cette élection", a souligné le secrétaire général de l'Assemblée parlementaire Spencer Oliver dans un courriel, en faisant allusion à la limitation par Moscou des observateurs autorisés à se rendre en Russie.
   
Cette décision a été justifiée dans une lettre adressée jeudi par son président Göran Lennmarker au président de la Douma russe Boris Gryzlov.
   
"Merci d'avoir invité l'Assemblée parlementaire à venir observer l'élection présidentielle (...) malheureusement nous ne pouvons pas accepter votre invitation à envoyer un nombre limité d'observateurs à l'élection présidentielle prévue le 2 mars", a souligné M. Lennmarker dans cette missive également publiée par l'OSCE.

Première publication : 07/02/2008

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