- Guyane
Avec 183 millions d’habitants, le Brésil, géant démographique se trouve juste de l’autre côté de l’Oïapoque, le fleuve qui borde la Guyane. Pour de nombreux Brésiliens, traverser la rivière est aussi simple que traverser une route, mais les autorités françaises de l’autre côté de la frontière ne l’envisagent pas ainsi.
La ville frontière de St-Georges en Guyane est l’une des principales portes d’entrée sur le territoire européen pour les immigrants clandestins qui viennent du Brésil. L’année dernière, la police des frontières à expulsé plus de 600 immigrants clandestins de St-Georges.
Depuis septembre 2006, la politique de la France, est devenue plus répressive. Aujourd’hui, 38 agents de la police aux frontières surveillent le moindre débarquement. Selon le capitaine Pascal Robilliart, Chef de service de Police Aux Frontières, « il va falloir que les gens d’ici, qui sont en situation irrégulière depuis longtemps comprennent que s’ils n’ont pas fait le nécessaire auprès de la préfecture pour être régularisés, ils devront quitter le territoire. »
Les polices françaises et brésiliennes renforcent d’ailleurs leur coopération pour lutter contre l’immigration clandestine.
Paradoxalement les deux pays se préparent à inaugurer le premier pont reliant la Guyane française au Brésil. Un pont à haubans de 300 mètres de long devrait unir les deux rives d’ici 2010. « Ca va être le pont entre l’Amérique du sud et l’Europe. Avec tout ce que cela sous-entend de nécessité de coopération policière », remarque le capitaine Robilliart.
Claude Le Reun , Chef de service à la DDE Guyane estime que le pont ne devrait pas avoir un grand impact sur la circulation. « C’est extrêmement important pour la Guyane car c’est une ouverture vers les pays limitrophes dont le Brésil. Ca ne va pas changer énormément sur le déplacement des personnes car elles peuvent déjà venir en Guyane par le fleuve. Ce qui va beaucoup changer, c’est le transports de marchandises.»
La France et le Brésil seront donc physiquement reliés dans quelques années. Reste à connaître l’impact de l’ouvrage sur les bateaux lourdement chargés qui traversent chaque jour l’Oïapoque.











