Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Maréma, nouvelle voix du Sénégal

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Il voulait faire de ma fille une future endoctrinée"

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

Ethiopie: le défi vert

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Pour Cécile Kyenge, la demande d'asile en Europe doit être simplifiée

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Handicap : l'Europe à la traîne ?

En savoir plus

LIGNE DIRECTE

Étudiants d'Abidjan, la colère gronde

En savoir plus

REPORTERS

Antiquités syriennes : sur les routes du trafic

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Viols présumés en Centrafrique : des zones d'ombre dans l'affaire

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

En Irak, les milices chiites détruisent les habitations et un enfant frappé par la police en Guinée

En savoir plus

Rebondissements dans l'affaire du SMS de Sarkozy

Dernière modification : 10/02/2008

La polémique autour du SMS supposé de Nicolas Sarkozy à son ex-femme Cécilia a tourné à l’affrontement entre pouvoir et médias après le dépôt d’une plainte par l’avocat du président.

Tout a commencé par la publication d’un article sur le site Internet du magazine français le Nouvel Observateur mercredi. Le journaliste y fait état d’un SMS que Nicolas Sarkozy aurait envoyé à son ex-épouse huit jours avant son remariage samedi avec la chanteuse Carla Bruni : "Si tu reviens, j’annule tout".

 

"Faux, usage de faux et recel"

 

Jeudi, l’avocat personnel du président, Thierry Herzog, déposait une plainte pour "faux, usage de faux et recel".

Le choix d’Internet pour diffuser cette information suscite des réactions différentes. "On ne peut s’empêcher de penser qu’il y a une arrière-pensée dans ce choix. Le Nouvel Observateur a peut-être choisi Internet pour se protéger, en se disant qu’il s’agit d’un média où l’on peut dire n’importe quoi", assure Francis Balle, fondateur de l’Institut français de la presse.

Mais pour Frédéric Filloux, ancien directeur de la rédaction des quotidiens Libération et 20 Minutes, la publication sur le nouvelobs.com s’explique sans doute plutôt par la rapidité de publication que procure le média. "Ils ont fait ce choix parce que le magazine était déjà bouclé, mais je ne doute pas qu'ils aient le même souci de véracité de l'information sur les deux médias", assure Frédéric Filloux.

La publication sur Internet plutôt que dans l’hebdomadaire n'aura pas d'incidence sur la procédure judiciaire. "Le risque est complètement identique", explique-t-il.

 

"Beaucoup de désagréments" pour une "anodine info-intox"

 

Les internautes se sont emparés de l'affaire, donnant leur avis par l'intermédiaire de blogs ou de réactions en ligne.
Si la plupart se contentent de reproduire le fameux SMS et de commenter la vie conjugale de Nicolas Sarkozy, certains désapprouvent la décision qui a conduit à sa publication. "J'estime que c'est une info bidon, estime ainsi l'auteur du blog politique personnel authueil.org, qui ajoute : J'ai été encore plus sidéré de voir que cette info qui n'a aucun fondement solide (…) a été reprise partout".

 
De nombreux commentaires du site de partage d'information Wikio.fr qualifient le Nouvel Observateur de "torchon vulgaire" et encouragent le président à le poursuivre.

 
D'autres pointent cependant la disproportion entre le préjudice subi et l'attaque judiciaire lancée par Nicolas Sarkozy, comme le blogueur conservateur Yves Daoudal qui écrit sous le titre "Sarkozy procédurier : il s’enfonce" : "Le fait de s’en prendre à la presse sur le plan judicaire, ce que ni Mitterrand ni Chirac n’avaient jamais fait malgré des attaques ou des "révélations" autrement plus méchantes, va lui apporter beaucoup plus de désagréments que l’anodine info-intox sur un mystérieux SMS".

 

Jean-François Julliard, responsable de la recherche à Reporters sans Frontières, assure n'avoir jamais vu une telle plainte déposée contre un journal et s’étonne lui aussi de la plainte déposée par le président français. "Le droit de la diffamation a été réformé en 2002 et ne prévoit plus de peine de prison. Cette plainte est destinée à faire peur", estime-t-il. Alors que les procès contre les journalistes portent normalement sur la diffamation ou sur l'atteinte à la vie privée, l'accusation de "faux et usage de faux", punissable de trois ans de prison est habituellement utilisée dans les affaires de falsification de documents officiels.

 
Plusieurs blogueurs ont choisi de commenter l'affaire avec dérision. Dans un billet humoristique, Eric et ses commentateurs envisagent ainsi de porter plainte à leur tour contre Nicolas Sarkozy pour "atteinte à l'image de la France".

Première publication : 08/02/2008

COMMENTAIRE(S)