10 février 2008 - 18H58
- Tchad

La vie reprend peu à peu à N'Djamena
La vie reprend son cours dans la capitale tchadienne. Sur le marché principal de N'Djamena, bombardé pendant les combats, les clients affluent malgré la pénurie des denrées. (Reportage V. Herz et S. Claudet)

La vie reprend lentement son cours dans la capitale tchadienne, preuve en est le marché principal de N'Djamena où les clients affluent ce dimanche. Mais les denrées sont rares et la place dévastée. Il a été bombardé pendant les combats entre rebelles et l'armée tchadienne la semaine dernière. Nos envoyées spéciales, Virginie Herz et Sophie Claudet, s'y sont rendues à la rencontre des habitants.

 

Au marché central de N'Djamena, clients et commerçants font l'état des lieux. Le marché a été bombardé puis pillé pendant les affrontements et beaucoup ont tout perdu.

 

"Nous sommes en train de reconstruire le marché qui a été détruit par les voleurs. Nous n'avons rien à faire, donc on reconstruit." Ce vendeur de DVD déplore les coupures d'électricité toujours fréquentes, même après l'arrêt des combats.

 

"Les consommateurs achètent par rapport à l'électricité. Là, ils achètent un ou deux DVD, c'est pas comme avant." Et quand on lui demande si la paix est vraiment revenue au Tchad, il n'écarte pas la possibilité d'une nouvelle offensive rebelle. "Personne n'a dit son dernier mot, on ne sait jamais", prévient-il.

 

Des incertitudes qui inquiètent également les clients. "Les choses sont devenues trop chères, on ne trouve pas assez à manger, comme avant", confie une femme. L'avenir de son pays lui paraît plus incertain que jamais. "Tout est détruit, on ne sait pas quand on va s'en remettre, le pays est complètement foutu."

 

Un homme, qui a perdu son commerce dans l'incendie qui a ravagé le marché, appelle le gouvernement et les rebelles à déposer les armes. "La guerre, c'est récurrent chez nous. Ce que nous aimerions, c'est que les Tchadiens renoncent à la guerre et s'assoient à la table de négociations."

 

S'ils se disent tous habitués à la guerre civile qui secoue leur pays depuis plus de trente ans, beaucoup ici en ont assez de recoller les morceaux année après année. Ils aspirent à une paix durable.
 

Commentaires (2)

The French Mistake

It would be nice if France uses its influence to solve the root cause of the problem in Chad rather than backing a dictatorial regime.Everyone knows that all the problems we are facing is due to the manipulation of the constitution which was supported by France's EX foreign minister Mr De villepin in Abeche.

MES DEVOIRS MONSIEUR LE PRESIDENT

Ce remerciement va à l'endroit de son Ecellence SARKOZI et à la FRANCE pour avoir su eviter aux innocents TCHADIENS une souffrance de plus.Car N'DJAMENA ET LE RESTE DU PAYS allaient- etre aujourd'hui exposes à plusieurs barbaries et règlements de comptes.LONGUE VIE A VOUS MONSIEUR LE PRESIDENT

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