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Médicaments contrefaits, l'Asie doit s'investir

Dernière modification : 12/02/2008

Après une opération qui a permis le démantèlement d'un réseau chinois de faux médicaments, la communauté scientifique demande à l'Asie de coopérer d'avantage dans la lutte contre la contrefaçon.

Une meilleure coopération entre police et organismes de contrôle des produits pharmaceutiques est indispensable pour lutter contre les contrefaçons de médicaments en Asie, plaident des scientifiques dans la revue américaine en ligne Plos One.
   
Dans leur article, ils lèvent le voile mardi sur une opération qui a permis le démantèlement d'un réseau chinois de contrefaçon de médicaments contre le paludisme.
   
Réalisée avec l'aide d'Interpol et de l'Organisation mondiale de la santé, avec la coopération d'experts légistes, de policiers, de médecins et de pharmaciens, elle devrait servir de modèle à de futures opérations contre le fléau de la contrefaçon, estiment-ils.
   
Des experts de l'Université d'Oxford et du Wellcome Trust (Royaume-Uni) ont ainsi analysé 391 échantillons de comprimés d'artesunate (molécule active contre le paludisme) recueillis en Birmanie, Laos, Vietnam, Cambodge et à la frontière entre Birmanie et Thaïlande.
   
La moitié des échantillons (195) ne contenaient pas -ou peu- d'artesunate. Les emballages, dont beaucoup portaient le logo de "Guilin Pharma", société pharmaceutique du sud de la Chine, présentaient des anomalies dans la "signature" du laboratoire, un hologramme invisible à l'oeil nu.
   
Les experts ont également relevé des traces de pollen sur les échantillons et identifié son origine, permettant ainsi d'établir qu'au moins une partie de l'artesunate contrefait provenait du sud de la Chine.
   
Les autorités chinoises ont été alertées en mars 2006 et une opération de police a permis l'arrestation dans la province du Yunnan (sud-ouest) d'un homme qui avait acheté de fausses boîtes de "Guilin Pharma" auprès d'une fabrique de médicaments contrefaits située dans la province du Guangdong (sud).
   
Des médicaments contrefaits peuvent augmenter la résistance des maladies aux traitements, parce qu'ils ne contiennent pas ou pas assez de substances actives, et peuvent aussi contenir des produits toxiques.

Première publication : 12/02/2008

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