Barack Obama comptait prendre l'avantage mardi sur Hillary Clinton dans la course à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine, tandis que chez les républicains le favori John McCain espérait reprendre la main lors de scrutins organisés à Washington et sa région.
Les électeurs ont commencé à voter dès 06H00 (11H00 GMT) en Virginie, une heure plus tard dans le Maryland et la capitale fédérale.
Les bureaux devaient fermer à 19H00 (00H00 GMT mercredi) en Virginie et à 20H00 (01H00 GMT) dans le Maryland et à Washington.
Les températures étaient au-dessous de 0 degré et de légères chutes de neige sont prévues dans la région mais cela ne devrait pas entraver la participation.
A Bethesda (Maryland), les électeurs affluaient dès l'ouverture du scrutin. "On a davantage le sentiment qu'il se passe quelque chose d'historique cette année, (...) il y a plus d'élan à venir voter", a déclaré Brian Coulter, 48 ans, qui travaille dans l'immobilier.
Fort de quatre victoires alignées durant le week-end, M. Obama abordait ces consultations avec confiance, crédité de nouvelles victoires par les sondages. Cela devrait lui permettre de confirmer un léger avantage en nombre de délégués chargés officiellement de désigner le candidat démocrate lors de la convention du parti qui se réunira à Denver (Colorado, ouest) fin août.
Un avantage psychologique important, à défaut de lui assurer l'investiture: il était crédité mardi par le site RealClearPolitics de 1.144 délégués, contre 1.138 pour Mme Clinton, loin encore du seuil de 2.025 délégués nécessaires pour s'assurer l'investiture. Les 168 délégués attribués mardi à la proportionnelle ne suffiront pas à couronner un vainqueur.
Tandis que M. Obama semble surfer sur le succès, une certaine fébrilité s'est emparée du camp Clinton, où la directrice de campagne a été remplacée dimanche, ce qui n'empêche pas la candidate d'afficher son optimisme.
"Je trouve que les choses vont bien, j'ai toujours pensé que ce serait une course disputée", a-t-elle déclaré lundi soir sur une station de télévision locale. "Cela fait longtemps que je suis dans le circuit - parfois les choses vont mieux, parfois elles vont plus mal (...), mais je me sens très bien à ce stade", a-t-elle ajouté.
La candidate était attendue dès mardi à El Paso (Texas), comme si elle faisait déjà l'impasse sur les prochaines étapes de la course mardi prochain, à Hawaï, berceau de Barack Obama, et dans le Wisconsin (nord), où le jeune sénateur de l'Illinois devait animer un meeting dès mardi soir.
Le Texas (193 délégués), l'Ohio (141 délégués), Rhode Island (21 délégués) et le Vermont (15 délégués) se prononceront à leur tour le 4 mars.
Du côté républicain, John McCain, quasiment assuré de remporter la nomination de son parti malgré les réserves des conservateurs, est donné favori dans le Maryland, mais pourrait être plus à la peine en Virginie. Les éléments les plus à droite du parti républicain lui reprochent ses positions sur l'immigration ou en faveur de la recherche sur les cellules-souches.
Cette contestation profite à l'ancien gouverneur de l'Arkansas Mike Huckabee, un pasteur baptiste qui bénéficie du soutien d'une partie de la droite chrétienne.
M. Huckabee a créé la surprise en remportant ce week-end les consultations républicaines de Louisiane et du Kansas (centre). Il conteste la victoire très étroite de M. McCain dans l'Etat de Washington (nord-ouest) et a catégoriquement refusé d'abandonner la course.
Interrogé mardi pour savoir s'il estimait être en mesure de remporter la Virginie, M. Huckabee a répondu: "nous aimerions".
Selon la moyenne des sondages calculée par RealClearPolitics, John McCain arrive légèrement devant Hillary Clinton dans les intentions de vote pour l'élection présidentielle (46,6% contre 45,4%). Il serait en revanche battu par Barack Obama (43,7% contre 47,4%).









Commentaires
Réagir à cet article