Vendredi 09 mai 2008

  • Lancer la vidéo

JEUX OLYMPIQUES 2008

Les JO à l’épreuve des droits humains

Jeudi 14 février 2008

Avec la décision de Steven Spielberg de renoncer à mettre en scène la cérémonie d’ouverture, les Jeux olympiques de Pékin ont peut-être déjà perdu une bataille. Certains athlètes s'y mettent aussi. (Récit : C. Dansette)

Jeudi 14 février 2008

Tempête sur les Jeux olympiques de Pékin : Steven Spielberg a annoncé qu'il n'organiserait pas la cérémonie d'ouverture de cet événement planétaire. La question des violations des droits humains en Chine prend de plus en plus d'ampleur à six mois de l'ouverture des Jeux. Face à cette prise de conscience, certains athlètes commencent à s'exprimer et les Comités olympiques nationaux tentent tant bien que mal de gérer le malaise.

Les Belges François Gourmet et Veerle Dejaeghere, respectivement deuxième décathlonien et championne du 3 000 m steeple, se sont engagés en faveurs des droits de l’homme à l'invitation des partis écologistes belges. Pour François Gourmet, la décision de s'engager a été prise sans être "au courant".

 

Les démarches des écolos, puis celles d'une association de consommation équitable, l'ont convaincu. "Une femme chinoise devrait payer l'équivalent de quatre mois de salaire pour acheter un billet pour l'ouverture des Jeux. Les grandes entreprises font fabriquer leurs produits en payant aux Chinois de modiques sommes. J'ai eu envie d'utiliser mon image de sportif pour faire savoir ce genre de choses", explique le décathlonien à FRANCE 24.

 

En France, plusieurs grandes associations de défense des droits humains cherchent le parrainage de leurs campagnes par des athlètes de haut niveau. Mais leurs efforts sont restés vains. L'organisation Ensemble contre la peine de mort a approché une demi-douzaine d'athlètes. Selon la directrice de l'association, Cécile Thimoreau, plusieurs d’entre eux se sont dits touchés par cette cause mais aucun n'a accepté d'en devenir le porte-parole.

 

 

"Il est normal de pouvoir dire ce que je pense"

 

 
"Les athlètes sont frileux et pratiquent l'autocensure. Ils ont peur que Pékin refuse de leur délivrer le visa. On les comprend, ça fait quatre ans qu'ils attendent les Jeux", affirme-t-elle, ajoutant que d’autres associations sont dans le même cas.

 

François Gourmet, lui, n’est pas très inquiet quant à d’éventuelles répercussions de ses prises de position. "Cela me semble normal de pouvoir dire ce que je pense. Je ne me rends pas bien compte de ce que cela représente en Chine", assure l'athlète, qui devrait se qualifier bientôt pour les JO de Pékin.

 

Du côté des comités olympiques nationaux, le malaise est palpable. Le Comité britannique a récemment tenté de réduire au silence les athlètes tentés par la défense des droits humains, avant de faire marche arrière. Début février, il demandait aux athlètes s’engager par écrit à "ne pas faire de commentaires sur toute question politiquement sensible".

 

"Nous n'avons jamais eu l'intention de restreindre la liberté d'expression des athlètes", assure aujourd'hui la porte-parole du Comité, Myriam Wilkins. "Notre intention était plutôt de rappeler les règlements de la Charte des Jeux olympiques à nos athlètes, nombreux à participer aux Jeux pour la première fois."

 

 

S'exprimer oui, mais pas sur la piste

 

 

Le règlement précise en effet qu'"aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale, n'est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique". Les athlètes sont donc autorisés à s'exprimer, mais pas sur la piste.

 

Plusieurs comités - suédois, canadien, italien, tchèque - ont fait la démarche inverse. Le Comité olympique belge a ainsi tenu à rappeler dans un communiqué de presse que "tout participant a et aura pendant les Jeux le droit de s'exprimer à titre personnel sur les questions qu'il considère comme étant importantes".

 

Le Comité norvégien, est allé encore plus loin en organisant des séminaires d'information pour les athlètes sur les libertés, les droits humains et la situation politique en Chine. Martin Hahfsal, son porte-parole, explique que les athlètes norvégiens "sont encouragés à faire preuve d'ouverture et à exprimer leur engagement".
 


  • 15/02/2008

    free tibet

    Merci pour les personnes qui s'engagent sur ce sujet.Je souhaite aussi et surtout que l'on oublie pas ce magnifique pays Le Tibet détruit par le gouvernement. Chinois depuis plus d'un demi siècle.Nous avons assisté à un génocide en direct sans bouger ,nous avons l' opportunité aujourdhui d' aider le peuple Chinois à devenir une vrai démocratie et à permettre enfin au peuple Tibétain de retrouver sa liberté.J 'espere de tout coeur que les comités olympiques de tous les pays vont agir dans ce sens .Merci pour Eux !

News Briefs

Meteo

Actuellement

  • New York
    0°C
  • Rio de Janeiro
    0°C
  • London
    0°C
  • Paris
    0°C
  • Moscow
    0°C
  • Istanbul
    0°C
  • Mumbai / Bombay
    0°C
  • Beijing
    0°C
  • Tokyo
    0°C
  • Shanghai
    0°C
  • Sydney
    0°C
  • Johannesburg
    0°C