Le président pakistanais Pervez Musharraf a affirmé qu'il comptait rester au pouvoir, malgré une défaite cuisante aux législatives de lundi, dans une interview dans l'édition en ligne du Wall Street Journal publiée mardi soir.
Interrogé par le journal pour savoir s'il allait démissionner ou se retirer, M. Musharraf a dit: "Non, pas encore. Nous devons aller de l'avant de façon à apporter un gouvernement démocratique stable au Pakistan", selon le texte de l'interview.
Le camp de M. Musharraf, qui a pris la tête du pays en 1999 par un coup d'Etat, pourrait devoir remettre les clefs du pouvoir de la seule puissance militaire nucléaire du monde musulman à une opposition cherchant à s'unir.
Les deux principaux mouvements d'opposition, celui de l'ex-Premier ministre Benazir Bhutto, assassinée le 27 décembre dans un attentat suicide, et celui de son rival des années 1990, Nawaz Sharif, sont arrivés largement en tête des élections, sans qu'aucun des deux ne dispose, seul, d'une majorité pour gouverner.
"Le président n'a pas mandat pour partager le pouvoir avec le Premier ministre", a dit M. Musharraf cité par le Wall Street Journal.
"Il y aurait conflit si le Premier ministre et le président voulaient se débarrasser l'un de l'autre. J'espère seulement que nous éviterons de tels conflits", a-t-il ajouté.
"J'aimerais travailler avec tout parti et toute coalition parce que c'est dans l'intérêt du Pakistan", a poursuivi le président pakistanais, refusant de dire s'il était inquiet du fait que ses opposants puissent vouloir le voir quitter le pouvoir.
"Nous devons viser des politiques de conciliations et des interactions harmonieuses au sein du gouvernement, entre les différents partis et entre le Premier ministre et le gouvernement", a ajouté M. Musharraf.
"Je vais oeuvrer en ce sens", a-t-il assuré.

















Commentaires
musharraf refuse de quitter le pouvoir
"remettre les clefs du pouvoir de la seule puissance militaire nucléaire du monde musulman à une opposition cherchant à s'unir." cela n'explique t-il pas le comportement de Musharraf quand on sait qu'il est soutenu pas les Etats unis ?
Il faut que quelque chose change
Le Pakistan comme tout autre pays du sous continent asiatique confronte a plusieurs problemes lies a l'instabilite, l'insecurite, la violence interconfessionelle, la dependance envers les grandes puissances et surtout l'extreme pauvrete de la population. En ce sens, certains problemes peuvent etre resolus si les oligarchies politiques sentent la necessite d'abord de s'unir et ensuite de promouvoir un projet commun de developpement socio-economique. Aujourd'hui , le peuple pakistanais a parle a travers les elections, mettre de cote le pouvoir militaire retrograde et instaurer un pouvoir civil liberal, jeter les violences interconfessionnelles pour construire une societe de respect et un Etat de droit.Les potentats militaires ainsi que Musarraf doivent se retirer car le regne des coup d'etat esr revolu. Ce message est aussi clair pour la Birmanie, le Nepal et d'autres pays d'Afirque ou le budget militaire depasse celui de l'education, du logement et de la sante. Perez Musaraf et sa clique doivent partir pour que la classe politique puisse faire regner sa vision des choses sur le pays.Que cette annee 2008 apporte la sociale democratie a travers des societes comme celle de Pakistan, Cuba,Coree du Nord, Iran, Syrie, que les peuples se livrent a un combat acharne contre toute forme de dictature qui reprime leurs droits a l'alimentation, a l'education, aux infrastructures.
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