Dernière modification : 21/02/2008 

- Bernard Kouchner - Colombie - Farc


Les FARC prêts à libérer un autre parlementaire
Les FARC prêts à libérer un autre parlementaire
La guérilla colombienne des FARC a proposé au président Hugo Chavez, selon le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, de libérer prochainement un quatrième parlementaire colombien.

CARACAS, 20 février - Les Forces armées
révolutionnaires de Colombie (Farc) vont bientôt libérer non pas
trois mais quatre parlementaires colombiens qu'elles retiennent
en otages, a déclaré mercredi le chef de la diplomatie
française, Bernard Kouchner, en visite au Venezuela où il a
rencontré le président Hugo Chavez.
 

"Nous avons parlé de la libération d'otages des Farc qui
aura lieu dans quelques jours ou quelques semaines. Chavez nous
a dit qu'il y en aurait quatre, pas trois", a-t-il déclaré à la
presse sans dévoiler l'identité du quatrième.
 

Au début du mois, les rebelles ont proposé de remettre trois
otages en mauvaise santé au président vénézuélien et à la
sénatrice colombienne Piedad Cordoba, qui ont entrepris une
médiation.
 

L'annonce a relancé l'espoir d'un accord en vue de la
libération de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et de
trois Américains.
 

Quelques heures avant que Kouchner ne prenne la parole à
Caracas, l'épouse de Jorge Eduardo Gechem, un député colombien
détenu depuis six ans par les Farc, avait annoncé qu'il serait
bientôt libéré, après avoir rencontré Piedad Cordoba.
 

Dans un communiqué transmis par la suite à la chaîne de
télévision Telesur, cette dernière assure ne pas avoir parlé de
libération imminente pour Gechem et rappelle que la décision ne
relève que des Farc.
 

 

SIXIÈME ANNIVERSAIRE
 

Le 23 février marquera le sixième anniversaire de
l'enlèvement de Betancourt. A cette occasion, ses proches
organisent une semaine de mobilisation exceptionnelle, notamment
en France.
 

Les récentes preuves de vie d'Ingrid Betancourt, ainsi que
la libération, avec le concours de Chavez, de Clara Rojas et de
Consuelo Gonzalez, le 10 janvier, ont montré, selon eux,
l'urgence de la libération des otages.
 

Les Farc ont proposé d'échanger la Franco-Colombienne et 42
autres otages contre 500 guérilleros emprisonnés et exigent dans
ce but la démilitarisation de deux municipalités du sud du pays.
Le président Alvaro Uribe s'est dit disposé à négocier cet
échange mais refuse cette démilitarisation.
 

Le chef de la diplomatie française doit s'entretenir avec
lui ce jeudi à Bogota.
 

Paris insiste sur le fait que l'urgence humanitaire qui
s'attache à la recherche d'une libération rapide des otages en
Colombie et l'importance de l'Amérique latine dans l'action
extérieure de la France sont "les deux volets majeurs" du
déplacement de Bernard Kouchner.
 

L'intervention de Chavez dans les pourparlers sur les otages
a engendré des tensions diplomatiques entre Caracas et le
président colombien Alvaro Uribe, allié des Etats-Unis dans une
région où le dirigeant vénézuélien préconise une propagation du
socialisme pour contrer l'influence américaine.
 

En janvier, Chavez a contrarié Bogota en réclamant la
reconnaissance politique des Farc et leur retrait des listes
d'organisations terroristes. Après avoir soutenu son
intervention, Bogota l'avait accusé de prendre parti pour les
rebelles.

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