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Le parti de Bhutto d'accord pour gouverner avec Sharif

Dernière modification : 21/02/2008

L'ex-Premier ministre Nawaz Sharif et le veuf de Benazir Bhutto ont annoncé que leurs deux partis sont tombés d'accord pour former un gouvernement commun.

Les deux partis de l'ex-opposition vainqueurs des législatives de lundi au Pakistan formeront ensemble un gouvernement, ont annoncé jeudi à la presse leurs dirigeants, l'ex-Premier ministre Nawaz Sharif et Asif Ali Zardari, le veuf de Benazir Bhutto.

"Nous sommes convenus d'un programme commun. Nous travaillerons ensemble pour former un gouvernement fédéral et aussi dans les provinces", a annoncé M. Sharif aux côtés de M. Zardari au cours d'une conférence de presse.

Ils n'ont pas précisé le sort qu'ils entendaient réserver au président Pervez Musharraf, qui a annoncé son intention de se maintenir à son poste alors que Nawaz Sharif a exigé à plusieurs reprises sa démission.

"Nous ferons en sorte que vous puissiez accomplir un mandat complet de cinq ans", a ajouté M. Sharif à l'adresse de M. Zardari, dont le Parti du Peuple Pakistanais (PPP) est arrivé en tête du scrutin et auquel revient donc le poste de Premier ministre.

Les partis des anciens ennemis des années 1990, Benazir Bhutto et Nawaz Sharif, qui ont alterné au pouvoir dans les années 1990, ont surmonté "en principe" leurs divergences en ce qui concerne le rétablissement immédiat des juges de la Cour suprême évincés par le président Musharraf début novembre parce qu'ils menaçaient d'invalider sa réélection du 6 octobre, au suffrage indirect du Parlement sortant.

Cette mesure pourrait en théorie ouvrir la porte à une procédure d'invalidation de cette élection.

Le PPP n'avait pas réclamé aussi ouvertement le départ de M. Musharraf que la Ligue Musulmane du Pakistan - aile Nawaz (PML-N) de M. Sharif. M. Zardari s'accommoderait d'une cohabitation avec le chef de l'Etat dépouillé d'une partie de ses prérogatives, faisait-on savoir dans son entourage avant les négociations de jeudi soir entre les deux partis.

"En principe, il n'y a pas de désaccord sur le rétablissement de l'ordre judiciaire, nous en établirons les modalités au Parlement", a expliqué M. Sharif.

M. Zardari a ajouté qu'il y avait "encore beaucoup de chemin à parcourir" entre les deux partis. "Mais Inch' Allah (si Dieu le veut), nous nous rencontrerons encore, mais sur le principe, nous sommes d'accord pour rester ensemble", a-t-il conclu.
 

Première publication : 21/02/2008

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