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Le cancer progresse, mais tue moins

Dernière modification : 22/02/2008

Le nombre de nouveaux cas annuels de cancer a considérablement augmenté ces 25 dernières années en France, mais le risque de mortalité due à cette maladie diminue, selon une étude l'Institut de veille sanitaire.

En 2005, le nombre de nouveaux cas est estimé à 320.000 (180.000 chez les hommes, 140.000 chez les femmes). Depuis 1980, la fréquence de survenue du cancer a ainsi quasiment doublé chez l'homme (+93%) et fortement augmenté chez la femme (+84%).
   
Cette hausse est attribuée en partie à la poussée démographique (pour 25%) et au vieillissement de la population (20%), la majorité des cancers survenant chez les sujets âgés, mais aussi à l'augmentation du risque (52% chez l'homme et 55% chez la femme).
   
La mortalité par cancer a augmenté de 13% depuis 1980 (146.000 décès estimés en 2005), soit une hausse bien inférieure à celle que pouvaient laisser craindre l'accroissement et le vieillissement de la population.
   
Le risque de mortalité par cancer a ainsi diminué globalement de 24% en 25 ans (-29% chez l'homme, -22% chez la femme).
   
Cette divergence des courbes de mortalité et d'incidence, souligne l'InVS, s'explique par "l'évolution croisée des cancers": les tumeurs les plus agressives (oesophage, estomac, voies aérodigestives supérieures) ont chuté chez l'homme, en lien avec la diminution de la consommation d'alcool et de tabac. Dans le même temps, ont augmenté les cancers pouvant être diagnostiqués plus précocement, comme les cancers du sein et de la prostate.
   
A lui seul, le cancer de la prostate représente 70% des cas supplémentaires survenus ces 25 dernières années chez l'homme. Il est en 2005 le plus fréquent de tous les cancers (62.245 nouveaux cas par an), et le 4e en termes de mortalité (9.202 décès).
   
Pour l'InVS, cette augmentation, encore plus marquée entre 2000 et 2005, est à mettre en rapport avec le développement du dosage du PSA (antigène spécifique prostatique), une pratique de dépistage "désormais très largement répandue en France", alors que son évaluation scientifique est toujours en cours.
   
Chez la femme, le cancer du sein représente la moitié des cas supplémentaires depuis 1980, et demeure le plus fréquent (49.814 nouveaux cas estimés pour 2005). Il représente chez la femme le premier cancer en termes de mortalité (11.201 décès estimés), mais le taux de mortalité décroît doucement depuis les années 1998-2000.
   
L'InVS souligne que les données analysées s'arrêtant à 2003, elles "ne permettent pas d'apprécier une éventuelle diminution de l'incidence" du cancer du sein, observée pour 2005-2006 par l'Assurance maladie et attribuée à la chute du recours aux traitements hormonaux de la ménopause.
   
Avec 26.624 décès en 2005, le cancer du poumon reste le plus meurtrier, touchant majoritairement les hommes (78% des 31.000 cas). Mais la mortalité diminue chez l'homme alors qu'elle augmente chez la femme (+4,2% par an depuis 2000), en lien avec l'évolution du tabagisme.
   
Le cancer du colon-rectum (37.413 nouveaux cas, 16.865 décès) est le 3e cancer le plus fréquent.
   
Les résultats, obtenus par modélisation statistique, sont issus de la base de données de plus de 600.000 cas de cancers diagnostiqués entre 1975 et 2003 par les registres français de cancer (réseau FRANCIM).

Première publication : 22/02/2008

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