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L'Irak cinq ans après, un calme précaire

Texte par Lucas MENGET

Dernière modification : 22/01/2009

Regardez le reportage exclusif de Lucas Menget et Guillaume Martin, qui ont passé un mois en Irak. De Bagdad à Falloujah, ils ont constaté que les progrès faits par l’armée américaine sont précaires.

Lisez le carnet de route de Lucas Menget.

 

Cinq ans que l'intervention des forces de la coalition a été lancée en Irak. Cinq ans que les Irakiens vivent emmurés, séparés, surveillés.


Calme relatif à Bagdad

 

A Al Dora, un quartier sud de Bagdad, le commissaire de la police irakienne sort sous bonne escorte et inspecte les murs qui ont été élevés au bord des routes. D’un côté les sunnites, de l’autre les chiites. Le jour, un calme précaire règne, la nuit, l’armée américaine pilonne les caches d’armes d’Al-Qaïda.

Plus au nord, dans le quartier d’Adamiyah, la police et l’armée ont laissé la place aux miliciens sunnites d’Al Sahwa (le Réveil), qui contrôlent le secteur. Certains d’entre eux sont d’anciens insurgés. Fraîchement ralliés aux Américains, ils se vantent d’avoir réussi à débarrasser le quartier des combattants d’Al-Qaïda. Un allié stratégique, mais dont la fidélité reste à prouver.

 
Etablir une relation de confiance
 

Depuis le camp Taji, situé à 20 minutes de vol de la capitale irakienne, les militaires américains partent en mission de reconnaissance à bord de leurs Strykers, des blindés conçus spécialement pour la guerre en Irak.
Ils tentent d’établir une relation de confiance avec les policiers irakiens et les chefs tribaux. Mais la bonne volonté des Américains se heurte parfois aux rivalités entre les miliciens et les chefs tribaux. Difficile de savoir qui détient les clés de la sécurité dans les différents quartiers de Bagdad.
La nouvelle stratégie américaine donne néanmoins des signes encourageants en Irak, mais avoir armé et payé les ennemis d’hier pourrait se révéler être un pari bien risqué.

 
Les deux frères de Falloujah
 

La ville de Falloujah a tout connu. Après l’invasion américaine et la guerre civile, un calme relatif s’est établi dans ce bastion sunnite, qui a longtemps été considéré comme l’une des villes les plus dangereuses du pays.
Le commissaire de Falloujah est devenu le chef de la ville. Il sillonne les rues, sous bonne escorte, et va au contact de la population. Les habitants manquent de tout. Des quartiers entiers sont privés d’électricité et l’eau potable se fait rare par endroit.

Même constat dans l’hôpital de la ville, où les chambres sont bondées et les médecins manquent de matériel.

Mais en réalité, le vrai chef de Falloujah, c’est Abou Maroof, le frère du commissaire. Il est à la tête d’une milice de 13 000 hommes, qui pour la plupart proviennent des rangs d’Al-Qaïda. Après avoir combattu les Américains, ils ont décidé de se ranger à leurs côtés et de rejoindre les rangs de la milice Al Sahwa.

 
D’un camp à l’autre


Ce changement tactique n’a rien d’un geste gratuit, les miliciens sunnites attendent un geste fort des Américains et du gouvernement irakien, à majorité chiite. Ils comptent reprendre aux chiites une partie du pouvoir perdu avec la chute de Saddam Hussein. Ils attendent des résultats. Mais ils n’attendront pas longtemps.

 

Regardez le reportage de 26 minutes en cliquant 'Lancer la vidéo' ci-dessus.

Première publication : 22/02/2008

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