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Cecilia va être entendue dans l'affaire du SMS

Dernière modification : 23/02/2008

Le parquet de Paris demande l'audition de l'ex-épouse du chef de l'Etat dans l'enquête sur le SMS qu'aurait envoyé Nicolas Sarkozy à Cecilia pour lui proposer de revenir. (Récit : F. Lallemant, A. Roy)

Le parquet de Paris a demandé à la police judiciaire de convoquer Cécilia Ciganer-Albeniz, ancienne épouse du chef de l'Etat, dans l'enquête sur le supposé SMS que Nicolas Sarkozy lui aurait envoyé pour lui proposer un retour à la vie commune, a-t-on appris au bureau du procureur.
 

Cecilia Ciganer-Albeniz, qui a divorcé du président de la République en octobre, ne s'est pas exprimée publiquement sur l'affaire, dont a fait état Le Nouvel Observateur. Elle sera auditionnée, à une date encore inconnue, comme témoin et "invitée à s'expliquer", a dit le cabinet du procureur, confirmant une information du site internet Mediapart. 



Nicolas Sarkozy, qui nie avoir envoyé le SMS en question, a déposé plainte contre Le Nouvel observateur pour "faux, usage de faux et recel", une première sous la Ve République.
 

Jeudi, la police a auditionné Airy Routier, journaliste auteur de l'article incriminé, publié le 6 février sur le site internet du magazine.
 

Il dit avoir maintenu que son information était authentique et précisé aux policiers l'avoir rédigée sur la foi "d'informations verbales fiables". Dans l'article, il écrivait que pendant les préparatifs de son mariage avec Carla Bruni, intervenu le 2 février, le chef de l'Etat avait écrit à Cécilia dans un SMS : "Si tu reviens, j'annule tout."
 

Airy Routier estime que la plainte est infondée, car selon lui il n'y a pas de faux et qu'il n'a rien eu entre ses mains. Le "faux" est passible de trois ans de prison et 45.000 euros d'amende.
 

La procédure de police a été confiée par le parquet à deux services de police, la Brigade de répression de la délinquance contre la personne et la Brigade d'enquête sur les fraudes aux technologies de l'information.
 

Ces derniers ont la possibilité de mener des investigations techniques sur le téléphone de Cécilia Ciganer-Albeniz et auprès des opérateurs de téléphonie. Le téléphone du président de la République ne peut faire l'objet d'investigations en théorie, car la Constitution interdit tout acte d'enquête à son encontre.
 

L'affaire a suscité de vifs débats sur le rôle de la presse. Tout en critiquant la procédure judiciaire, le cofondateur du Nouvel Observateur Jean Daniel a estimé que la publication était une "erreur" car selon lui la presse n'a pas à entrer aussi loin dans la vie privée et à violer le secret des correspondances.

Première publication : 23/02/2008

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