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L'offensive turque contre le PKK s'intensifie

Dernière modification : 24/02/2008

L'armée turque a poursuivi et amplifié dimanche sa vaste opération contre les positions des séparatistes du Parti des travailleurs kurdes (PKK) dans les montagnes du Kurdistan irakien.

"Les bombardements aériens et terrestres se poursuivent. Les affrontements deviennent plus violents", a déclaré à Reuters un haut responsable militaire turc, précisant qu'Ankara avait fait franchir dimanche la frontière à 25 chars supplémentaires. Huit mille soldats sont, selon lui, engagés dans l'offensive.
 
Cinq d'entre eux ont été tués dans la journée dans des combats avec le PKK, portant à une douzaine le nombre de militaires perdus par Ankara depuis le début, jeudi, de son intrusion dans le nord de l'Irak, dit-on de source turque, en faisant état de 33 tués dimanche dans les rangs des séparatistes.
 
Ceux-ci ont de leur côté affirmé avoir abattu un hélicoptère turc de type Cobra lors d'affrontements, samedi après-midi, et tué jusqu'à présent 22 soldats turcs, en précisant avoir récupéré les corps d'une quinzaine d'entre eux.
 
L'état-major turc a déclaré qu'un hélicoptère s'était écrasé près de la frontière, pour une raison inconnue. Selon lui, 112 rebelles kurdes ont été tués depuis le début de l'offensive.  

Les bilans des deux camps sont d'autant plus difficiles à vérifier que les combats ont lieu selon l'armée turque en une quinzaine de lieux différents de cette région montagneuse reculée et inhabitée soumise à un hiver rigoureux. 

Bahoz Erdal, chef militaire du PKK, a exhorté la population kurde du sud-est de la Turquie, où le calme règne depuis jeudi,
à se soulever pour dénoncer l'offensive turque dans le nord de l'Irak, qui sert selon Ankara de base-arrière à quelque 3.000 combattants du PKK.  


Mise en garde des peshmergas


Tout en partageant le souci de la Turquie de venir à bout de ce "terrorisme" transfrontalier, l'Irak et les Etats-Unis disent craindre que la prolongation de l'opération turque contribue à déstabiliser le Nord de l'Irak, relativement épargné jusqu'à présent par les violences qui déchirent le reste du pays depuis 2003.
 
L'intervention turque au Kurdistan irakien ne règlera pas le problème posé par la guérilla du PKK, a estimé le secrétaire américain à la Défense Robert Gates, en invitant Ankara à respecter la souveraineté irakienne et à se rapprocher de Bagdad pour mettre au point des actions communes contre le PKK. 

Les Etats-Unis, qui partagent avec leur partenaire turc de l'Otan les renseignements obtenus sur les mouvements du PKK, ont exhorté Ankara à limiter son intervention à des cibles précises et à une durée miminale.
 
Washington et les capitales européennes craignent qu'une opération prolongée n'accroisse les risques d'affrontements entre l'armée turque et les forces de sécurité du Kurdistan irakien et ne fragilise le gouvernement central de Bagdad.
 
Les peshmergas, les anciens guérilleros kurdes irakiens qui forment les forces de sécurité du Kurdistan, se tiennent pour le moment à l'écart des combats turco-turcs mais ont mis en garde Ankarra contre tout empiètement sur leurs positions et toute bavure à l'encontre de la population civile.
 
"Les peshmergas sont en état d'alerte et se défendront si les forces turques lancent une incursion dans les territoires sous le contrôle du gouvernement régional du Kurdistan", a déclaré à Reuters leur porte-parole, Jabba Yawar.
 
Le gouvernement de Téhéran a, pour sa part, annoncé le renforcement de la sécurité à sa frontière avec le Kurdistan irakien, d'où opèrent également en territoire iranien des séparatistes kurdes alliés du PKK.
 
La compagnie pétrolière nationale d'Irak a d'autre part fait savoir que les exportations du Nord irakien vers le port turc de Ceyhan n'étaient pas menacées car l'oéloduc n'est pas situé dans la zone des combats.

Première publication : 24/02/2008

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