"Les bombardements aériens et terrestres se poursuivent. Les affrontements deviennent plus violents", a déclaré à Reuters un haut responsable militaire turc, précisant qu'Ankara avait fait franchir dimanche la frontière à 25 chars supplémentaires. Huit mille soldats sont, selon lui, engagés dans l'offensive.
Cinq d'entre eux ont été tués dans la journée dans des combats avec le PKK, portant à une douzaine le nombre de militaires perdus par Ankara depuis le début, jeudi, de son intrusion dans le nord de l'Irak, dit-on de source turque, en faisant état de 33 tués dimanche dans les rangs des séparatistes.
Ceux-ci ont de leur côté affirmé avoir abattu un hélicoptère turc de type Cobra lors d'affrontements, samedi après-midi, et tué jusqu'à présent 22 soldats turcs, en précisant avoir récupéré les corps d'une quinzaine d'entre eux.
L'état-major turc a déclaré qu'un hélicoptère s'était écrasé près de la frontière, pour une raison inconnue. Selon lui, 112 rebelles kurdes ont été tués depuis le début de l'offensive.
Les bilans des deux camps sont d'autant plus difficiles à vérifier que les combats ont lieu selon l'armée turque en une quinzaine de lieux différents de cette région montagneuse reculée et inhabitée soumise à un hiver rigoureux.
Bahoz Erdal, chef militaire du PKK, a exhorté la population kurde du sud-est de la Turquie, où le calme règne depuis jeudi,
à se soulever pour dénoncer l'offensive turque dans le nord de l'Irak, qui sert selon Ankara de base-arrière à quelque 3.000 combattants du PKK.
Mise en garde des peshmergas
Tout en partageant le souci de la Turquie de venir à bout de ce "terrorisme" transfrontalier, l'Irak et les Etats-Unis disent craindre que la prolongation de l'opération turque contribue à déstabiliser le Nord de l'Irak, relativement épargné jusqu'à présent par les violences qui déchirent le reste du pays depuis 2003.
L'intervention turque au Kurdistan irakien ne règlera pas le problème posé par la guérilla du PKK, a estimé le secrétaire américain à la Défense Robert Gates, en invitant Ankara à respecter la souveraineté irakienne et à se rapprocher de Bagdad pour mettre au point des actions communes contre le PKK.
Les Etats-Unis, qui partagent avec leur partenaire turc de l'Otan les renseignements obtenus sur les mouvements du PKK, ont exhorté Ankara à limiter son intervention à des cibles précises et à une durée miminale.
Washington et les capitales européennes craignent qu'une opération prolongée n'accroisse les risques d'affrontements entre l'armée turque et les forces de sécurité du Kurdistan irakien et ne fragilise le gouvernement central de Bagdad.
Les peshmergas, les anciens guérilleros kurdes irakiens qui forment les forces de sécurité du Kurdistan, se tiennent pour le moment à l'écart des combats turco-turcs mais ont mis en garde Ankarra contre tout empiètement sur leurs positions et toute bavure à l'encontre de la population civile.
"Les peshmergas sont en état d'alerte et se défendront si les forces turques lancent une incursion dans les territoires sous le contrôle du gouvernement régional du Kurdistan", a déclaré à Reuters leur porte-parole, Jabba Yawar.
Le gouvernement de Téhéran a, pour sa part, annoncé le renforcement de la sécurité à sa frontière avec le Kurdistan irakien, d'où opèrent également en territoire iranien des séparatistes kurdes alliés du PKK.
La compagnie pétrolière nationale d'Irak a d'autre part fait savoir que les exportations du Nord irakien vers le port turc de Ceyhan n'étaient pas menacées car l'oéloduc n'est pas situé dans la zone des combats.














Commentaires
NOSTRADAMUS L'AVAIT ANNONCE DEPUIS LONGTEMPS.
Malheureusement les hommes ne sont pas raisonnables, ils aiment la "GUERRE"je ne comprends pas qu'en 2008 les hommes soient encore à l'ERE PREHISTORIQUE. Ils se disent INTELLIGENT : NON, sinon nous serions à vivre tous dans la PAIX.
les turcs ont déjà perdu la guerre
Les turcs tentent de retarder l'inévitable c'est à dire l'affirmation des droits de la nation Kurde. Personne n'est dupe et personne ne soutien réellement les turcs. Le régime militaire turque vit de la guerre et elle doit se chercher un ennemi coûte que coûte. Mais comme en Irak, tous les régimes totalitaires (Iran, Syrie et Turquie) qui occupent le territoire Kurde sont voués à l'effondrement. Ce n'est qu'une question de temps. Bientôt les américains et Israël seront dans l'obligation de renverser le régime en place en Iran et les Kurdes accéderont tout normalement à l 'autonomie puis à l'indépendance. Enfin viendra l’heure des turcs. On assiste donc en ce moment à de la gesticulation de la part des turcs. La situation au Kurdistan du sud les irrites au plus haut point mais force est de constater qu’ils ne peuvent mettre fin à ce début de création de l’Etat kurde. Ce processus ne peut être arrêté, la preuve même les Turkmènes d’Irak n’ont pas fait confiance aux turcs. Tôt ou tard viendra donc l’indépendance et l’heure de la justice aura sonné. A ce moment les turcs auront des comptes à rendre face à l’Histoire. Les centaines de milliers de Kurdes massacrés, les millions de personnes déportés, les intellectuels, hommes et femmes politiques torturés, les milliers de villages détruits, rasés verront en leur nom la justice rendue. Et les livres et manuels historiques pointeront du doigt tous les criminels turcs qui sévissent encore aujourd’hui, leurs réservant une place de choix à côté de tous les régimes génocidaires allant jusqu’à décerner une bien triste palme à ce peuple qui se sera rendu coupable d’un double génocide et qui n’a même pas le courage de reconnaître celui des arméniens. ALEA JACTA EST.
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