- Dmitri Medvedev - Kosovo - Russie - Serbie - Vladimir Poutine
Le favori de la présidentielle russe du 2 mars, Dmitri Medvedev, a assuré lundi, lors d'une visite à Belgrade, les dirigeants serbes du soutien de Moscou, après la proclamation unilatérale de l'indépendance du Kosovo, reconnue par les puissances occidentales.
"Nous nous sommes mis d'accord pour coordonner nos efforts afin de sortir de cette situation compliquée et résoudre le problème du Kosovo", a déclaré M. Medvedev, dauphin du président russe Vladimir Poutine, après avoir rencontré le Premier ministre serbe Vojislav Kostunica.
"Les démarches entreprises (pour reconnaître le Kosovo) détruisent les systèmes légal et de sécurité internationaux, que l'humanité a mis au point il y a plus de 100 ans", a ajouté M. Medvedev, actuellement premier vice-Premier ministre.
Il a condamné la violation, selon lui, de la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui a mis fin au conflit de 1998-99 entre les forces serbes et la guérilla séparatiste albanaise du Kosovo et prévoit que cette province serait provisoirement administrée par l'ONU et obtiendrait une autonomie substantielle mais resterait sous souveraineté serbe.
Auparavant, M. Medvedev, qui était accompagné lors de cette brève visite par le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, s'était entretenu avec le président serbe Boris Tadic, favorable au rapprochement avec l'Union européenne.
Dans un communiqué, M. Tadic a remercié la Russie pour son soutien et a réaffirmé le ferme rejet par la Serbie de l'indépendance du Kosovo.
De son côté, M. Kostunica a affirmé qu'il n'y aurait pas de stabilité dans les Balkans et dans le monde si la décision d'indépendance du Kosovo était maintenue.
"Il n'y aura pas de normalisation (des relations) avec les Etats qui ont reconnu la proclamation unilatérale du Kosovo" tant qu'ils ne réexaminent pas leur décision sur le Kosovo, a-t-il poursuivi.
La Russie rejette fermement, tout comme Belgrade, l'indépendance unilatérale proclamée le 17 février par la majorité albanaise du Kosovo et reconnue par les puissances occidentales.
Cette démarche a suscité la colère des Serbes et envenimé les relations entre le tandem Belgrade-Moscou et les Occidentaux.
Toutefois, après avoir menacé d'un recours à "la force" par son pays, le représentant de la Russie à l'Otan, Dmitri Rogozine, a assuré dimanche que Moscou n'avait pas l'intention d'intervenir militairement.
"Il n'y a pas d'attaque directe contre la Russie, d'attaques directes de nos intérêts nationaux", a déclaré M. Rogozine, cité par l'agence Interfax.
MM. Medvedev et Lavrov se sont également rendus à Pancevo, à 15 kilomètres au nord-est de Belgrade, pour visiter une raffinerie du plus grand groupe pétrolier serbe, Industrie pétrolière de Serbie (NIS), selon les médias locaux.
Cette raffinerie avait été bombardée en 1999 par l'aviation de l'Otan, qui était intervenue contre la Serbie pour mettre un terme au conflit entre les forces serbes et la guérilla albanaise du Kosovo.
Fin janvier, Belgrade et Moscou ont signé plusieurs accords de coopération gazière et pétrolière.
Un premier accord porte sur la prise de contrôle par le géant public russe Gazprom du groupe NIS, avec 51% de son capital.
Le second est un "accord de coopération" intergouvernemental entre les deux pays qui prévoit notamment la participation de la Serbie au gazoduc South Stream, destiné à diversifier les routes de transport du gaz russe vers l'Europe.
Lundi, les deux parties ont signé un mémorandum sur la création d'une société mixte par la compagnie d'Etat serbe Srbijagas et Gazprom, qui aura pour mission la mise en oeuvre de ce projet.
Après une visite de plusieurs heures, M. Medvedev et la délégation russe ont quitté la Serbie pour se rendre à Budapest.


























Commentaires (1)
gaz
La visite du premier ministre russe en Serbie soit disant pour la regler la question du kosovo n est qu'une image, mais la realitee est autre, il tatent le terrain serbe juste pour une question d'argent et leur raffineries de gaz et les serbes ne voient rien il croient a une bonne volontee russe qui n'a jamais existe,soyez realistes, bien a vous.
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