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Duel télévisé entre Zapatero et Rajoy

Dernière modification : 26/02/2008

Les deux prétendants à la présidence du gouvernement espagnol, le socialiste sortant José Luis Rodriguez Zapatero et son rival de droite Mariano Rajoy, se sont affrontés lundi soir lors d'un duel télévisé. (Récit : G. Savery)

Les deux prétendants à la présidence du gouvernement espagnol, le socialiste sortant José Luis Rodriguez Zapatero et son rival de droite Mariano Rajoy, se sont affrontés lundi soir (bien lundi soir) lors d'un duel télévisé intense et crispé.
   
Trois sondages effectués juste après ce face-à-face d'un peu moins de deux heures pour des chaînes privées créditaient M. Zapatero d'une nette victoire, avec entre 6 à 15 points d'avance sur M. Rajoy, alors que les états-majors respectifs clamaient sans surprise que leur champion avait gagné.
   
Ce premier duel télévisé de la campagne pour les législatives du 9 mars était d'autant plus attendu que le scrutin s'annonce serré.
   
M. Rajoy, 52 ans, dont le Parti populaire (PP) est légèrement distancé dans les sondages, a tenu son rôle de challengeur en se livrant à un réquisitoire en règle du bilan de M. Zapatero, 47 ans.
   
Il a l'accusé de n'avoir "rien fait pour l'économie" et d'avoir "menti à l'ensemble des Espagnols" lors de sa "négociation politique" avec les indépendantistes basques armées de l'ETA, le "pire échec de la législature".
   
Concentré et pugnace, M. Zapatero a répondu pied à pied, reprochant à la droite d'avoir rompu une union sacrée des démocrates espagnols contre le terrorisme en l'attaquant sans cesse sur ce thème.
   
La joute a rappelé les affrontements tendus qui ont opposé les deux hommes au Parlement pendant quatre ans. MM. Zapatero et Rajoy, en ont parfois oublié d'exposer leurs programmes.
   
Dénonçant le catastrophisme de la droite sur le ralentissement de l'économie, M. Zapatero a souligné que l'Espagne avait créé trois millions d'emplois en quatre ans, connu une croissance de plus de 3% par an et que ses prévisions de croissance pour 2008 étaient supérieures à celles de tous les grands pays européens.
   
"Laissez tomber les chiffres macroéconomiques auxquels les gens ne comprennent rien", a rétorqué Rajoy, évoquant les difficultés "des Espagnols qui se lèvent à sept heures du matin" face à l'augmentation du prix du pain et du lait et au remboursement de leurs crédits au logement.
   
Il a accusé M. Zapatero d'avoir provoqué une "avalanche" d'immigrés clandestins en régularisant quelque 600.000 travailleurs illégaux.
   
M. Zapatero a semblé esquiver le débat sur ce thème que la droite veut placer au centre des élections en proposant notamment un contrat d'intégration pour les immigrés calqué sur celui du président français Nicolas Sarkozy.
   
Il a d'abord préféré défendre son bilan social: hausse du salaire minimum, des retraites. Puis il s'est défendu sur l'immigration en rappelant que M. Rajoy qu'il avait lui-même procédé à "cinq régularisations massives" lorsqu'il était ministre de l'Intérieur.
   
Les deux rivaux ont à peine abordé la politique étrangère. "Moi, c'est Sarkozy et Merkel, vous c'est Chavez et Castro", a lancé M. Rajoy. M. Zapatero a rétorqué que la ligne du précédent gouvernement conservateur, "soumis au président Bush", consistait à mener à "une guerre illégale" en Irak.
   
M. Zapatero est souvent revenu les années de pouvoir du conservateur José Maria Aznar (1996-2004), cherchant à mobiliser un électorat jeune de gauche, souvent abstentionniste, mais qui s'était rendu massivement aux urnes en 2004 après ses mobilisations contre la guerre en Irak et les "mensonges" de la droite sur les attentats du 11 mars 2004.
   
Le coordinateur de la campagne du PSOE, Jésus Caldera, a estimé que Zapatero "a gagné ce débat", en étant "positif, constructif", face à un Rajoy répétant le "discours catastrophiste qu'il tient depuis 4 ans".
   
Le coordinateur du PP, Pio García Escudero, a jugé que Rajoy l'avait "emporté avec des arguments", qu'il avait "un projet pour le futur de l'Espagne", tandis que Zapatero fut "évasif" et "obsédé par le passé".
   
Un deuxième duel télévisé Rajoy/Zapatero est prévu le 3 mars. Ces duels pourraient modifier le résultat final de 1 ou 2 points, un écart mince mais potentiellement déterminant, selon les experts électoraux.

Première publication : 26/02/2008

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