Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

6 policiers poursuivis pour homicide involontaire: les habitants de Baltimore exultent

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Viols présumés en Centrafrique : A la rencontre de l'homme qui a recueilli les témoignages

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Viols présumés en Centrafrique : des zones d'ombre dans l'affaire

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Séisme au Népal : l'aide humanitaire internationale pressée par le temps

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Centrafrique : des soldats français soupçonnés de viols sur des enfants

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Viols présumés en Centrafrique : une enquête s'est ouverte à Bangui

En savoir plus

FOCUS

Liban : la prison de Roumieh, un fief pour les jihadistes de l'EI

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

"En France, les PME ont du mal à grandir"

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

Le pain, une tradition française

En savoir plus

Mais qui est Dmitri Anatolevitch Medvedev ?

Dernière modification : 01/03/2008

Il est désigné comme le successeur au poste de Vladimir Poutine, et a de fortes chances d'être élu dimanche à la tête du Kremlin. Portrait d'un homme politique russe pour l'instant très discret.

Jusqu’à sa désignation comme dauphin du président russe Vladimir Poutine, le vice-Premier ministre Dmitri Anatolevitch Medvedev était inconnu du grand public.

Ce juriste âgé de 42 ans, fils d'enseignants, revendique le fait d'avoir grandi dans l'ombre de Vladimir Poutine, rencontré au début des années 1990 dans leur ville natale de Leningrad, l'actuelle Saint-Pétersbourg.

Medvedev devient le directeur de campagne de Poutine pour la présidentielle de mars 2000, et prend rapidement la tête de l'administration présidentielle. Il est parachuté à la tête du conseil d'administration du géant gazier Gazprom en juin 2002.

"Il doit sa désignation, sa popularité et son futur siège de président à un seul homme. C’est homme est Vladimir Poutine", estime Masha Lipman, du Centre Carnegie de Moscou.

Medvedev est l’un des premiers responsables du Kremin à ne pas être passé par les services secrets russes, le KGB. Sa "désignation" en décembre marquerait la victoire des "libéraux" sur les "siloviki", les anciens du KGB et de l'armée.

Chef de file de l'aile "libérale" dans la constellation poutinienne, il est souvent décrit comme un "technocrate" pragmatique, pour qui l'idéologie est "chose nuisible". Ses récentes déclarations ont reçu l'approbation des places boursières, lorsqu’il a expliqué vouloir limiter le rôle du Kremlin dans les grandes entreprises.

S'il se veut libéral en affaires, il n'est pas sûr qu'il soit très progressiste au plan politique, notamment sur les droits de l'homme. "Je crois que nous avons en Russie une vraie démocratie", a-t-il pu dire.
  
Peu disert en politique étrangère, il a montré qu'il était au diapason du président. "On ne force personne à aimer la Russie, mais on ne laissera personne lui faire du mal", dit-il, sans adopter cependant la rhétorique antioccidentale de son modèle.

Mais avec Poutine comme Premier ministre, le rôle présidentiel de Medvedev pourrait être réduit.

"Nous entrevoyons seulement une partie de la pièce, les premières scènes, et personne n’en connaît l’issue. Pas même Medvedev. Et pour cause, les plans de Poutine peuvent changer en fonction de lui", estime un ancien collègue de Medvedev, dans une interview anonyme accordée à l’agence de presse Reuters. "Poutine fait confiance à Medvedev, il compte sur son caractère modéré et sa répulsion pour le risque. C’est tout ce dont il a besoin. Mais combien de temps Medvedev restera-t-il en place ? Et comment tout cela fonctionne-t-il ?", ajoute-t-il.

Première publication : 27/02/2008

COMMENTAIRE(S)