John McCain, 71 ans, dont le soutien à la guerre en Irak est un pilier de la campagne présidentielle, a accusé mercredi M. Obama d'avoir remplacé "l'audace d'espérer" par la "timidité du désespoir" au sujet de l'Irak, dans une référence au best-seller de M. Obama, "L'Audace d'espérer".
Le sénateur de l'Arizona, qui pourrait être officiellement assuré de l'investiture du parti républicain à la suite des primaires de mardi prochain, s'est lancé mercredi dans une attaque générale contre ses adversaires démocrates, mais en réservant ses piques les plus dures contre son collègue Barack Obama, 46 ans.
"Hier soir nous avons entendu M. Obama dire qu'après avoir retiré les forces américaines d'Irak il se 'réserverait le droit' d'agir 'si (le réseau terroriste) Al-Qaïda formait une base en Irak'. M. Obama ignore-t-il qu'Al-Qaïda est toujours présent en Irak, que nos militaires le combattent avec succès tous les jours, et que sa politique de retrait d'Irak enhardirait Al-Qaïda et affaiblirait notre pays?", a lancé le sénateur de l'Arizona.
M. Obama lui a répondu sur un ton aussi virulent: "j'ai des nouvelles pour (M. McCain): il n'y avait pas d'Al-Qaïda en Irak avant que George Bush et John McCain nous embarquent dans une guerre qui n'aurait jamais dû être autorisée ni livrée".
"John McCain aime à dire qu'il veut poursuivre (le chef d'Al Qaïda) Oussama ben Laden jusqu'aux portes de l'enfer, mais jusqu'à présent tout ce qu'il a fait c'est suivre George Bush dans une guerre en Irak malvenue qui nous a coûté des milliers de vies et des milliards de dollars, à laquelle j'entends mettre fin pour que nous puissions réellement poursuivre Al-Qaïda en Afghanistan et dans les montagnes du Pakistan, comme nous aurions dû le faire dès le début", a lancé M. Obama.
La guerre en Irak est un argument central de la campagne électorale des deux hommes.
M. McCain, un critique virulent de l'ancien secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld qu'il accuse d'avoir mal géré l'Irak après l'invasion de 2003, a constamment soutenu la stratégie de l'admnistration Bush énoncée en janvier 2007 d'y envoyer des renforts massifs - même lorsque l'impopularité de la guerre était au maximum et que cet engagement semblait le vouer à un nouvel échec dans sa quête de la Maison Blanche.
Les chances électorales de ce héros de la guerre du Vietnam ont étroitement suivi l'évolution du conflit. Quasiment éliminé l'été dernier, il a progressivement gagné du terrain au fur et à mesure que les conditions de sécurité en Irak marquaient des progrès.
M. Obama fait de son rejet de la guerre en Irak dès 2002 l'argument central de sa candidature, illustrant selon lui sa capacité de jugement supérieure face à une Hillary Clinton qui avait voté en faveur de la guerre en octobre 2002.
Il propose aujourd'hui de retirer les troupes de combat progressivement tout au long de 2009, parallèlement avec un effort diplomatique visant à éviter que le pays ne sombre totalement dans la guerre civile - en se réservant le droit de ré-intervenir "en conjonction avec un effort international plus large" si nécessaire pour empêcher "un génocide ou un massacre à grande échelle".
Dans ses discours de campagne, il relève que M. McCain a pour sa part envisagé de laisser des militaires américains en Irak pendant une centaine d'années.
L'impact du débat sur la guerre en Irak à ce stade de la campagne est incertain: les sondages réalisés à la sortie des urnes indiquent que l'économie est, de loin, en tête des préoccupations des électeurs.






Commentaires (1)
l'autre candidate la seule de gauche : Cynthia McKinney
son nom : Cynthia McKinney
c'est la candidate des travailleurs au usa, c'est la seule d'ailleurs. Il est bien domage qu'ici en france personne n'n parle.
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