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Poutine garde la main sur Gazprom

Texte par Marie Sophie JOUBERT

Dernière modification : 24/10/2008

Poutine "quitte" le Kremlin, mais l'ère du tsar continue. Il garde main basse sur les leviers du pouvoir et sur Gazprom, la puissante firme énergétique, pièce maîtresse dans sa politique internationale. (Récit : A. Etcheverry)

Dmitri Medvedev, l’homme désigné par Poutine lui-même pour prendre sa suite, devrait dimanche 2 mars, selon toute vraisemblance, devenir président de la Russie. Dans un jeu de chaise musicale, Poutine, qui se tient prêt pour devenir Premier ministre, pourrait, au dire de la presse locale, également reprendre la place de Medvedev à la tête du géant énergétique Gazprom, une arme politique redoutable.


Poutine réfute pour l’instant cette hypothèse. Mais pour Alain Guillemoles, chef adjoint du service Monde au quotidien français La Croix et co-auteur de « Gazprom, le nouvel empire », « si ce n’est pas lui, il s’agira de quelqu’un en lien étroit avec son premier cercle». Un point de vue partagé par Nadia Campaner, chercheur au Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières pour qui « Gazprom restera, sans aucun doute, lié au politique »… et à Poutine.


Pour le journaliste de La Croix, « Gazprom est l’œuvre de Poutine dans la mesure où il l’a refondée pour en faire l’instrument de sa politique ». « Du volume jusqu’au diamètre des oléoducs, Poutine connaît tout de Gazprom. Il a nommé l’ensemble des dirigeants. Ils lui sont très proches. La culture politique actuelle repose sur les liens d’allégeance à Poutine. Qu’il s’agisse de Medvedev ou du conseil d’administration de Gazprom. »


En effet, après avoir évincé les managers pro-Eltsine, Poutine les a remplacés par ses hommes. Puis, entre 2004 et 2006, l’Etat a repris 50 % du capital de l’entreprise qui compte 400 000 salariés. Aujourd’hui, la compagnie ne compte plus ses filiales, sociétés annexes, sans parler de ses firmes offshore. Elle a le monopole des exportations et représente 8 % du PIB du pays.

 


Gazprom, un instrument de politique de Poutine


Le colosse économique est une pièce maîtresse entre les mains de Vladimir Poutine pour redonner une influence à la Russie au niveau mondial. Une arme d’autant plus puissante que les prix du pétrole et du gaz sont élevés. Premier producteur mondial de gaz, il contrôle fournit un quart du gaz consommé en Europe et s’attaque au marché asiatique.


Les décisions de Gazprom sont certes « motivées par des raisons avant tout économiques », mais elles ont aussi des conséquences politiques explique Nadia Campaner. Qu’il s’agisse des relations avec la Chine ou avec l’Europe, les enjeux politiques et économiques s’imbriquent.


La saga qui oppose Moscou et Kiev depuis plusieurs années illustre bien ce recoupement entre affaires et politique étrangère. Alors que l’Ukraine s’éloigne de plus en plus de la sphère d’influence du Kremlin - en prétendant notamment adhérer à l’Otan -, la Russie menace de couper sa fourniture de gaz en invoquant une dette que l’ancienne république soviétique nie devoir.


Gazprom est également utile à Poutine à l’intérieur de la Russie. L’entreprise lui a notamment « rendu service » en rachetant « les médias impertinents » via la holding Gazprom-Media, qui édite désormais plusieurs journaux importants et possède radios et télévisions, ainsi qu’une maison d'édition, une agence de publicité, une société de production cinématographique et deux théâtres.

 

Ces dernières années, Medvedev et le directeur exécutif, Alexey Miller, également très proche de Poutine, ont mis en musique « la vision que Poutine se fait de Gazprom », explique Alain Guillemoles et ont entamé une diversification du géant énergétique vers les secteurs de l’électricité, du charbon, du pétrole, et du nucléaire mais aussi de la finance, avec Gazprombank, qui compte parmi les banques majeures de Russie.

 

Pour Gauthier Rybinski, spécialiste de politique internationale à FRANCE 24 : avec le poulain de Poutine au Kremlin, « la super-firme est assurée de perdurer, de s’étendre et de rafler tous les contrats ».

 

Première publication : 28/02/2008

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