- Idriss Déby Itno - Tchad
N'DJAMENA, 29 février (Reuters) - L'Assemblée nationale
tchadienne a autorisé vendredi le président Idriss Déby à
prolonger de quinze jours l'état d'urgence imposé dans le pays à
la suite de l'assaut rebelle contre N'Djamena au début du mois.
L'état d'urgence, qui confère au chef de l'Etat des pouvoirs
d'exception, avait été décrété le 14 février pour une durée
initiale de quinze jours.
Le "rezzou" lancé par les rebelles tchadiens venus du Soudan
a conduit ceux-ci aux abords du palais présidentiel de Déby dans
N'Djamena le 2 février.
Les insurgés ont été refoulés au bout de deux jours de
combats de rue qui ont fait 400 morts dans la population civile.
La mesure a été votée par 92 députés et cinq abstentions. Il
n'y a pas eu de vote contre.
Kalzeube Payimi Deubet, secrétaire général du gouvernement
chargé des relations avec le Parlement, a expliqué que la
prolongation de l'état d'urgence était nécessaire pour garantir
le bon fonctionnement des institutions de l'Etat.
"Pour réaliser des marchés signés mais non réalisés, le
gouvernement a besoin de cette prorogation pour achever ces
marchés", a-t-il ajouté.
ENQUETE INTERNATIONALE
Les forces de sécurité tchadiennes sont accusées par des ONG
de défense des droits de l'homme au Tchad ainsi qu'à l'étranger
d'avoir procédé à des arrestations arbitraires d'opposants
soupçonnés d'avoir aidé les rebelles.
Plusieurs élus de l'opposition étaient absents lors du vote,
dont l'ancien président Lol Mahamat Choua, placé en résidence
surveillée après son arrestation au moment de la retraite des
insurgés, ainsi que Ngarlegy Yorongar, dont on est sans
nouvelles depuis cette date.
La famille de ce dernier affirme qu'il a été enlevé à son
domicile par des militaires fidèles à Déby et que personne ne
l'a revu depuis. Le gouvernement tchadien assure pour sa part
qu'il a été aperçu la semaine dernière à son domicile
n'djaménois.
Un autre dirigeant de l'opposition, Ibni Oumar Mahamat
Saleh, est lui aussi porté disparu depuis son arrestation, le 3
février, à son domicile, d'après ses amis politiques.
A la demande du président français Nicolas Sarkozy, qui a
fait une brève escale, mercredi, à N'Djamena, Déby a accepté la
constitution d'une commission internationale sur les
disparitions d'opposants.



























Commentaires (1)
Ha le Tchad!
Que deviendrons les peuples Tchadien. L'Assemblée prolonge encore l'Etat d'urgent.
Le Tchad est il encor un Etat democratique?
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