Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Afghanistan : collaborer avec les États-unis... et les Taliban ?

En savoir plus

DÉBAT

Hong Kong se révolte : le pouvoir de Pékin face au défi démocratique

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Instituer l'Etat de droit en Chine"

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Guerre pour un barrage en Colombie et la sanglante chasse aux dauphins des Îles Feroé

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Turquie : quelle stratégie face à l'organisation de l'État islamique ?

En savoir plus

SUR LE NET

Hong Kong : les manifestants soutenus à l'étranger

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

France : un budget 2015 sur des œufs

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Himalayesque"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Une série télé irakienne se moque de l'organisation de l'État islamique

En savoir plus

  • En images : Hong Kong sous haute tension pour la fête nationale chinoise

    En savoir plus

  • Ebola : le premier cas hors d’Afrique localisé aux États-Unis

    En savoir plus

  • Ligue des champions : "On a montré que Paris peut être une grande équipe"

    En savoir plus

  • Londres a mené ses premières frappes aériennes contre l’EI en Irak

    En savoir plus

  • Commission européenne : un oral difficile pour certains candidats

    En savoir plus

  • Des ravisseurs d'Hervé Gourdel, assassiné en Algérie, ont été identifiés

    En savoir plus

  • Barack Obama salue un accord de sécurité "historique" avec Kaboul

    En savoir plus

  • Ebola : l'expérience "désespérée" d'un médecin libérien

    En savoir plus

  • Hervé Gaymard : "Il n'y aura pas de guerre des chefs à l'UMP"

    En savoir plus

  • Terrorisme : pour Marine Le Pen, les Français musulmans sont "pris au piège"

    En savoir plus

  • Ello, le réseau social qui se la joue anti-Facebook

    En savoir plus

  • Fonds "vautours" : l’Argentine défie les États-Unis sur sa dette

    En savoir plus

  • Quinze ans de prison requis contre le leader de Sharia4Belgium

    En savoir plus

  • Irak : quand la téléréalité confronte des jihadistes de l’EI à leurs victimes

    En savoir plus

  • À Montpellier, des pluies diluviennes créent la pagaille

    En savoir plus

EADS remporte un succès commercial face à Boeing

Dernière modification : 01/03/2008

Le Pentagone a préféré l'Européen EADS à Boeing pour moderniser la flotte d'avions ravitailleurs en vol de l'armée américaine. Louis Gallois, président d'EADS, fait part de sa fierté. (Récit : P. Godart)

A la surprise générale, le Pentagone a finalement choisi vendredi l'européen EADS, maison-mère d'Airbus, allié à l'américain Northrop Grumman, pour la modernisation de la flotte d'avions ravitailleurs de l'armée de l'Air, au détriment de son rival Boeing.
   
L'octroi de ce méga-contrat, qui porte sur 179 appareils pour quelque 35 milliards de dollars, est un revers majeur pour l'avionneur américain, qui avait remporté la commande en 2003 avant de la voir annulée, après que des fraudes eurent été révélées.
   
C'est également un triomphe sans précédent pour l'Européen EADS qui s'impose enfin sur le plus grand marché militaire du monde, réputé très protectionniste, et où il n'avait jusqu'alors remporté que de maigres victoires.
   
L'équipe Northrop Grumann/EADS "avait clairement la meilleure offre pour le gouvernement", a déclaré Sue Payton, responsable des acquisitions de l'armée de l'Air américaine, lors d'une conférence de presse.
   
"Plus de passagers, plus de cargo, plus de carburant transporté, plus de flexibilité", a renchéri le responsable de la logistique aérienne de l'Air Force, le général Arthur Lichte, qui table sur un premier vol du nouveau ravitailleur en 2013. Ces "stations-service volantes" datent pour certaine de l'ère Eisenhower.
   
Il s'agit de l'un des plus plus gros contrats alloués par le Pentagone, et la première tranche d'un marché d'une valeur totale estimée à plus de 100 milliards de dollars sur 30 ans.
   
Cette commande est un "grand sujet de fierté" pour EADS, qui "l'encourage à poursuivre sa stratégie aux Etats-Unis", a réagi son président exécutif Louis Gallois auprès de l'AFP.
   
"C'est un énorme coup. C'est le plus gros contrat de défense américain jamais obtenu par un groupe d'Europe continentale", a commenté Richard Aboulafia, analyste aéronautique et vice-président de Teal Group.
   
Boeing, deuxième fournisseur du Pentagone après Lochkeed Martin et donné jusqu'ici favori, s'est dit "très déçu" vendredi et n'a pas exclu de protester auprès du Government accountability office, l'équivalent de la Cour des comptes.
   
"Lorsque nous aurons vu les détails de l'attribution du contrat nous prendrons une décision", a indiqué le groupe.
   
"Cette compétition n'a pas été biaisée, nous avons été très ouverts et transparents", s'est défendu Mme Payton.
   
L'armée de l'Air américaine avait déjà attribué en 2003 un contrat de location-vente à Boeing pour ses ravitailleurs, finalement annulé après la découverte de conflits d'intérêt qui ont valu la prison à deux responsables de l'avionneur, et poussé le secrétaire à l'Armée de l'air américaine de l'époque à la démission.
   
John McCain, sénateur de l'Arizona et actuel candidat à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle américaine de novembre, avait à l'époque activement dénoncé la connivence entre le Pentagone et Boeing dans cette affaire.
   
Le contrat avait ensuite été remis en jeu.
   
Boeing présentait une version dérivée de l'avion-cargo B767-200, le KC-767.
   
EADS offrait lui une version modifiée de son Airbus A330, le KC-30.
   
Jouant sur la corde du patriotisme économique, le groupe européen a promis qu'il délocaliserait à Mobile (sud) l'assemblage de l'A330 cargo et allait créer un total de 1.300 emplois.
   
La victoire d'EADS sur Boeing commençait malgré tout à provoquer vendredi des réactions indignées à Washington.
   
Pour le républicain Duncan Hunter, membre de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants, "la décision de l'US Air Force va coûter plus de 100.000 emplois" aux Etats-Unis, en profitant à "des gouvernements européens qui refusent de nous soutenir dans la guerre contre le terrorisme".
 

Première publication : 01/03/2008

COMMENTAIRE(S)