Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

7 JOURS EN FRANCE

Retour sur les temps forts de l’année 2014

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un troisième Bush à la Maison Blanche ?"

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Turquie : les Alévis, des musulmans à part

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tunisie : vieux président pour jeune démocratie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Comédies musicales, friandises, illuminations : les réjouissances de fin d'année !

En savoir plus

SUR LE NET

L'Unicef invite les enfants de Gaza à dessiner leur futur

En savoir plus

Medvedev promet de poursuivre la politique de Poutine

Dernière modification : 02/03/2008

Dmitri Medvedev, donné gagnant de la présidentielle russe à plus de 68%, s'est exprimé aux côtés de son mentor Vladimir Poutine, peu avant un concert sur la Place Rouge, à Moscou. (Récit N. Germain)

A peine les premiers résultats rendus publics, Dmitri Medvedev s'est exprimé sur la Place Rouge, à Moscou, aux côtés de son prédecesseur Vladimir Poutine. Il a déclaré que la Russie avait choisi "la voie du développement pour une longue période à venir" et que "la politique du président Poutine" serait poursuivie.

 

Le président sortant a félicité le nouveau locataire du Kremlin.

 

Les premiers résultats officiels publiés par la Commission électorale centrale indiquent que le candidat du Kremlin, Dmitri Medvedev, arrive largement en tête de l'élection présidentielle russe. Il recueille plus de 68% des suffrages.

Le candidat communiste Guennadi Ziouganov, crédité de près de 20% des voix, dénonce les irrégularités du scrutin dans certaines régions et annonce que son parti va engager une action judiciaire.

Plus de 100 millions de Russes étaient appelés à voter pour élire le nouveau président de la Fédération de Russie, un Etat traversé par onze fuseaux horaires et deux fois et demi plus vaste que les Etats-Unis.

Un scrutin sans suspense

"Le véritable suspense tient en réalité au taux de participation", analyse Gauthier Rybinski, spécialiste de politique internationale à FRANCE 24. "Je pense qu’il sera relativement fort car les Russes tiennent à ce mode de vote. Ils ne l’ont pas exercé depuis très longtemps. Autrefois, quand le parti communiste était au pouvoir, le vote était obligatoire. Aujourd’hui, l’offre des candidats n’est pas plus ouverte mais ce vote a une valeur symbolique, même si tout le monde sait que l’élection est gagnée d’avance".

Romain Goguelin, correspondant permanent à Moscou de FRANCE 24, nuance cette analyse : "Vladimir Poutine fait beaucoup d’efforts pour essayer de convaincre les Russes de venir participer à cette élection. Ce n’est pas une tâche facile parce que cette élection ne convainc pas, ne passionne pas les Russes. Beaucoup se demandent à quoi bon se déplacer. Si Dmitri Medvedev est élu avec un taux de participation faible, sa légitimité en sera amoindrie, et ça, le Kremlin ne le veut pas."

Absence de débat


Par ailleurs, des opposants appellent à boycotter le vote. L’un d’entre eux, Sergueï Kourzun, journaliste, fondateur de la radio Echo de Moscou, un des rares médias qui ose critiquer le Kremlin, déclarait fin février, lors d’un débat sur le plateau de FRANCE 24 : "Dans mon entourage, on hésite entre ne pas aller voter du tout et se déplacer aux urnes, prendre son bulletin et le ramener chez soi. On n’aime pas que quelqu’un décide pour nous".

La campagne électorale n’a donné lieu à aucun débat entre les différents candidats, Medvedev occupant une grande partie de l’espace médiatique. Face à lui, trois autres candidats briguent la présidence : le communiste Guennadi Ziouganov, l'ultranationaliste Vladimir Jirinovski et le pro-européen Andreï Bogdanov.

Les résultats officiels de la présidentielle doivent être rendus publics le 7 mars.

Première publication : 02/03/2008

COMMENTAIRE(S)