Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Toumani Diabaté, le maître de la kora, invité du Journal de l’Afrique

En savoir plus

UNE COMÉDIE FRANCAISE

François Hollande : une déception pour la gauche ?

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Kamel Mennour, galeriste

En savoir plus

POLITIQUE

Jean-Marie Le Guen : "Le problème, c’est l’emploi"

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Un homme, une femme : la parité vue par la Génération Y

En savoir plus

POLITIQUE

Le Guen : "C’est toute l’Europe qui est malade aujourd’hui"

En savoir plus

FOCUS

Tunisie : quelle place pour l'enseignement religieux?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

FIAC 2014 : l'art contemporain célébré à Paris

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Fabrice Arfi, auteur, "Le sens des affaires"

En savoir plus

Compromis sur une "Union pour la Mediterranée"

Dernière modification : 04/03/2008

Lors de leur rencontre à Hanovre, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont abordé de nombreux points de désaccords et sont parvenus à un "compromis" en faveur d'une "Union pour la Méditerranée".

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se sont retrouvés lundi soir à Hanovre pour parler des nombreux dossiers en suspens à quelques mois de la présidence française de l'UE, alors qu'un malaise persistant affecte les relations franco-allemandes.

Le projet d’une Union méditerranéenne chapeautée par la France est perçu comme une entorse à une politique étrangère commune à l’Europe. "On ne peut pas faire en sorte que certains s'intéressent à la Méditerranée et d'autres à l'Ukraine", a fait valoir Angela Merkel en janvier lors d’une convention de l'UMP, à laquelle elle était conviée.

A l’issue de leur entrevue, les deux chefs d’Etat ont annoncé qu’ils étaient parvenus à un "compromis" en faveur d’une "Union pour la Méditerranée".

"On a trouvé un compromis autour de cette Union pour la Méditerranée que nous voulons tous les deux et qui n'exclura personne", a dit pour sa part lors d'un point de presse commun le président Nicolas Sarkozy.
   
"Nous sommes d'accord pour que ce soit un projet de l'Union européenne", a souligné Mme Merkel.

De manière générale, les Allemands reprochent au gouvernement français de faire une politique européenne sans les consulter. L’envoi de troupes européennes dans l’Est du Tchad voulu par la France, par exemple, a fortement irrité Angela Merkel, qui a déjà de plus en plus de mal à justifier l’engagement de la Bundeswehr en Afghanistan.

Enfin, la volonté française d’équiper des pays émergents en nucléaire civil est mal vue dans un pays qui se méfie traditionnellement de l’énergie atomique. La presse allemande se fait l’écho de ces critiques. Pour l’édition en ligne du magazine Focus, la politique de la France au Maghreb se résumerait à vouloir "construire des centrales nucléaires françaises autour de la Méditerranée et les relier avec le TGV ".

Le budget de la France attise les critiques


Parmi les nombreux sujets de discorde, la politique budgétaire française. Le ministre des Finances allemand, Peer Steinbrück, a maintes fois exprimé des critiques à son encontre. La récente demande de la France de repousser l’équilibre budgétaire à 2012 avait provoqué de sa part une réaction courroucée.

L’annulation d’une rencontre prévue le 25 février entre Steinbrück et son homologue française, Christine Lagarde, avait été perçue comme  un "retour de bâton" faisant suite à ces remontrances de la part du gouvernement français.

"Le gouvernement français ne trouve plus de temps pour son partenaire allemand", ironisait alors le quotidien Handelsblatt.
 
Pour le politicien socialiste Martin Schulz, les difficultés du gouvernement français à la veille des municipales se reflètent sur l’entente des deux chefs d’Etat. "Je pense que Nicolas Sarkozy est dans une telle méforme, que ses faiblesses en politique intérieure se répercutent sur la coopération franco-allemande", déclare le président du groupe socialiste au Parlement européen au quotidien suisse Neue Zürcher Zeitung.

Mais l’assainissement des finances publiques françaises n’est pas le seul sujet de dispute. Depuis qu’il est au pouvoir, Nicolas Sarkozy n’a cessé de fustiger un euro trop fort et a régulièrement remis en cause l’indépendance de la Banque centrale européenne, un principe fermement défendu par Berlin.
 

Première publication : 03/03/2008

COMMENTAIRE(S)