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Des "failles" dans le scrutin selon les observateurs

Dernière modification : 03/03/2008

Alors que l'Union européenne, la France et l'Allemagne félicitent le nouveau président russe pour sa victoire, les observateurs du vote estiment que le scrutin n'a été ni "juste" ni "libre". (Récit : V. Giebel)

Au lendemain de la victoire de Dmitri Medvedev à l’élection présidentielle russe, des observateurs internationaux qui ont assisté au scrutin en Russie multiplient les déclarations pour pointer des irrégularités.

La présidentielle russe n'a pas été "juste" et "libre", estime, Andreas Gross, le chef de la mission, qui relève de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE). Et d’ajouter : "cette élection a reproduit la plupart des défaillances révélées pendant les élections législatives de décembre."

Le successeur désigné de Vladimir Poutine, Dmitri Medvedev, a été élu président de Russie avec 70,23 % des voix, selon des résultats préliminaires quasi-définitifs annoncés dimanche soir par le président de la Commission électorale centrale.

Lors du Face à Face de FRANCE 24, animé par Gauthier Rybinski, Vitali Dimarsky, éditorialiste dans le journal pro-gouvernemental Rossiskaya Gazeta, a admis que "tous les chiffres étaient connus d’avance". "Il fallait que le résultat soit plus élevé que le score obtenu par le parti de Poutine, Russie unie, lors des législatives de décembre, mais moins élevé que le score de Vladimir Poutine à la présidentielle", a-t-il précisé.
 

Le rapport de l'APCE, qui a envoyé une vingtaine d’observateurs en Russie, note aussi des problèmes concernant l'enregistrement de candidats : l'opposant libéral et ancien Premier ministre Mikhaïl Kassianov a notamment été empêché de se présenter. Selon Vitali Dimarsky, "il n’y avait pas d’opposition dans cette élection. Tous les candidats déclarés faisaient partie du système."

 

 

L’Occident félicite le nouveau président russe


Malgré ces révélations de la mission européenne, peu d’Etats européens ont émis des critiques sur le déroulement du scrutin. La chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre britannique Gordon Brown, le président français Nicolas Sarkozy comme le président de la Commission européenne José Manuel Barroso ont "félicité" le président élu, qui doit prendre ses fonctions le 7 mai et nommer Vladimir Poutine au poste de Premier ministre. La Maison Blanche s'est elle aussi gardée de s'exprimer sur la régularité du scrutin russe.


José Manuel Barroso n'a exprimé aucune critique sur la façon dont Dmitri Medvedev a été élu. Il espère avant tout profiter de ce nouveau président pour relancer les relations entre l’Union européenne et la Russie, quelque peu distendues depuis 2006. Il entend notamment développer un "partenariat stratégique", dont les négociations pourraient reprendre lors du prochain sommet UE-Russie prévu en juin.


La chancelière allemande Angela Merkel a, elle, déclaré vouloir "s'entretenir personnellement" avec Dmitri Medvedev "dès que possible". Elle pourrait se rendre à Moscou dès samedi. L’Allemagne est pourtant un des rares pays à évoquer des irrégularités, tout comme la République tchèque qui regrette des "pratiques restrictives" pendant l’élection.


En France, selon un membre de l'entourage de M. Medvedev cité par l’agence Interfax, le président français Nicolas Sarkozy aurait "chaleureusement félicité" le président russe pour sa "victoire convaincante". De source officielle à l'Elysée, le président a bien invité son homologue russe "à se rendre en visite en France dès qu'il le souhaitera", mais n’évoque pas le caractère "chaleureux" des félicitations.
 

Des dizaines d’arrestations à Moscou


A l’intérieur de la Russie, l’opposition dénonce le scrutin et, dès l’annonce des résultats, le candidat communiste Guennadi Ziouganov, arrivé en deuxième position avec 17,76 % des voix, s’est engagé à porter plainte pour fraude.


L'élection de Dmitri Medvedev est "illégitime", a affirmé quant à lui l'ancien champion du monde d'échecs et opposant Garry Kasparov, à la tête du mouvement L'Autre Russie. "Nous ne reconnaissons pas la légitimité de la désignation de Medvedev" au poste de président, a-t-il déclaré lundi à Saint-Pétersbourg lors d’une marche de protestation rassemblant plus de 2 000 personnes.


Dans la capitale russe, des heurts ont eu lieu entre police et des groupes d’opposants qui tentaient de participer à un rassemblement non autorisé. Plusieurs dizaines de personnes ont été interpellées, dont le chef du parti libéral SPS Nikita Belykh.


D’autre part, Maxim Reznik, qui dirige le parti libéral Iabloko à Saint-Pétersbourg, a été arrêté dimanche soir. Selon la police, l'opposant aurait agressé un homme dans la rue.


Pour Garry Kasparov, "le 3 mars est pour nous le début de la lutte contre un régime illégitime".

 

Première publication : 03/03/2008

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