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Politiciens sous pression au Pays basque

Dernière modification : 05/03/2008

Au Pays basque espagnol, les politiciens non nationalistes craignent pour leur sécurité. Les indépendantistes radicaux appellent au boycott des élections du 9 mars. (Reportage : A. Percept)

A première vue, l'ambiance est bon enfant au stand du parti conservateur, sur le front de mer de la ville basque de Saint-Sébastien. Mais à quelques mètres de là, des gardes du corps surveillent l'entrée d'un grand hôtel, où se tient un meeting du Parti populaire (PP). Ils veillent à la sécurité des élus 24h/24.

Plusieurs leaders de droite ont en effet été récemment la cible d'un nouveau phénomène : l'intrusion d'indépendantistes radicaux lors des réunions publiques. Antonio Basagoiti, Conseiller municipal PP à Bilbao, en témoigne.

Dans la campagne au Pays basque, les paroles sont associées aux actes, comme le montre une bombe qui a été posée devant le siège du Parti socialiste, dans la ville de Derio. De faible ampleur, cet attentat n'a pas fait de victimes mais ce genre d'actes rappelle aux Basques que l'ETA reste présent.

A Saint-Sébastien, les indépendantistes font campagne eux aussi et ils prônent l'abstention. Leur parti, ANV (Action nationaliste basque), a été interdit début février, car il est considéré comme un relais politique de l'ETA. La justice espagnole a également suspendu l'activité politique d’un autre parti radical basque, le PCTV (Parti communiste des terres basques), qui ne peut pas non plus présenter de candidats.

Les observateurs regarderont donc de très près le taux d'abstention au Pays basque dimanche. Un chiffre intéressant pour évaluer la vigueur de l'indépendantisme radical.

Première publication : 03/03/2008

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