Dernière modification : 04/03/2008 

- Corruption - Medef - UIMM


Saint-Geours veut redorer le blason de l'UIMM
Saint-Geours veut redorer le blason de l'UIMM
Frédéric Saint-Geours, nouveau président de l'Union des industries et métiers de la métallurgie, a promis que son organisation, au centre d'une affaire de caisse noire, serait très bientôt exemplaire.

 

Le président de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), mise en cause dans une affaire de retraits d'espèces, a promis mardi que son organisation serait très bientôt exemplaire.

 

Frédéric Saint-Geours a renouvelé sur France Inter son refus de rendre les mandats nationaux détenus par des membres de l'UIMM au nom du Medef, contrairement à ce qu'a demandé la présidente du Medef, Laurence Parisot, qu'il devait rencontrer dans la journée.

 

"J'ai compris que le souci de Laurence Parisot c'était la transparence, la clarté. Depuis que je suis élu, depuis la fin décembre 2007, c'est ce que je suis en train de faire au sein de l'UIMM", a-t-il dit.

 

"Je suis en train de faire l'UIMM de demain, l'UIMM du renouveau, avec une transparence de gestion, des finances, des modes des décisions qui seront a mon avis exemplaires pour beaucoup d'organisations", a ajouté le successeur de Denis Gautier-Sauvagnac.

 

"Et ça c'est pas pour dans des années, c'est pas dans des mois, c'est pour le 19 mars", jour de la convention de l'UIMM.

 

Denis Gautier-Sauvagnac a été mis en examen le 15 janvier dans cette affaire qui porterait sur le retrait en espèces d'une vingtaine de millions d'euros, dont les bénéficiaires ne sont pas connus.

 

Prié de dire s'il savait qui avait bénéficié de ces sommes, Frédéric Saint-Geours a répondu : "Non."

 

Au journaliste qui lui demandait si Denis Gautier-Sauvagnac était le seul à connaître la réponse à cette question, il a répondu : "Oui."

 

"Et comme il l'a dit aux enquêteurs et aux juges, il n'a pas l'intention de dire à qui il a donné cet argent."

 

Lorsque Frédéric Saint-Geours a demandé à son prédécesseur à qui il avait donné cet argent, ce dernier lui a répondu : "je ne vous le dirais pas", a dit le président de l'UIMM.

 

"Je ne vais pas le forcer à me dire, c'est pas ma façon de faire", a-t-il ajouté.

 

"Tout ceci, c'est le passé, ce sont des pratiques du passé, je suis là pour que ça n'existe plus", a poursuivi Frédéric Saint-Geours.

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