Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

Les drones, des jouets qui peuvent être dangereux

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile témoigne de la tempête de neige aux États-Unis

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Abdou Diouf salue la transition démocratique au Burkina Faso

En savoir plus

REPORTERS

France : le FN à l’épreuve du terrain

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Le nucléaire iranien et Jérusalem sous tension après l’attaque contre une synagogue

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Les filières jihadistes en France

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Jihadistes français : les proches sous le choc

En savoir plus

TECH 24

Neutralité : il faut sauver le soldat Internet

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

Urgence sécheresse

En savoir plus

Zapatero sort vainqueur du dernier débat électoral

Dernière modification : 04/03/2008

Le président du gouvernement espagnol, Jose Luis Rodriguez Zapatero, est sorti vainqueur du second débat télévisé qui l'opposait au chef de l'opposition conservatrice Mariano Rajoy.

Le chef du gouvernement socialiste espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero a semblé conforter son statut de favori sur son opposant de droite, Mariano Rajoy, en remportant selon les sondages le second débat télévisé de la campagne pour les élections législatives du 9 mars.

Lors du premier débat de la campagne le 25 février, suivi par 13 millions de téléspectateurs, M. Zapatero, 47 ans, s'était concentré de façon tendue sur la défense de son bilan face aux attaques en règle lancées par M. Rajoy sur le ralentissement économique, l'imigration et la politique antiterroriste.

Lundi soir, il a exposé de manière posée, visage concentré et sérieux, son programme pour les quatre prochaines années tandis que M. Rajoy a essentiellement répété ses attaques contre les "échecs" et les "mensonges" du gouvernement socialiste sur l'économie et sa négociation manquée avec l'ETA.

"Vous avez été brillant", a lâché le leader de l'opposition de droite sur un mode ironique mais pouvant aussi sonner comme aveu d'impuissance.

Les deux candidats ont d'abord exposé l'un l'autre leurs propositions en matière d'économie, reprenant les offres déjà faites lors de la campagne: objectif de plein emploi, hausse des salaires et retraites minimums pour Zapatero; exonération d'impôts pour ceux gagnant moins de 16.000 euros par an et réduction des dépenses publiques pour Rajoy.

Ils se sont ensuite longuement affrontés sur l'immigration. M. Rajoy a agité un nouvelle fois le "danger" d'une "immigration incontrôlée" après la régulation de près de 600.000 travailleurs clandestins par M. Zapatero en 2005.

Le leader socialiste a contre-attaqué sur ce thème, critiquant les cinq régularisations des précédents gouvernements conservateurs.

"Notre régularisation s'est faite pour des travailleurs avec contrat de travail et sans antécédants pénaux, avec l'accord des syndicats et du patronat alors que vous avez distribué des papiers sans exiger de contrats de travail ni vérifier les antécédants pénaux", a-t-il lancé.

La tentative avortée de négociations de M. Zapatero avec l'organisation indépendantiste basque armée ETA a été âprement débattue, M. Rajoy accusant son opposant d'avoir menti aux Espagnols en négociant politiquement avec l'ETA.

Les premiers commentaires à chaud de journalistes politiques donnaient l'avantage à M. Zapatero.

"M. Rajoy a signé sa fin politique en tant que leader du PP", a tranché José Maria Calleja, journaliste politique indépendant à l'issue du débat sur la télévision publique.

"Zapatero répond avec des propositions au catastrophisme de Rajoy", titrait pour sa part le journal de centre-gauche El Pais.

Le chef du gouvernement socialiste l'a emporté avec une avance de 15 à 20 points sur son rival conservateur, bien supérieure à celle de leur premier duel télévisé, selon trois sondages express pour les chaînes de télévision Cuatro et La Sexta, ainsi que le quotidien El Pais.

Les derniers sondages autorisés de la campagne donnaient lundi une avance de 4 à 4,4 points au Parti socialiste (PSOE) de M. Zapatero sur le Parti populaire (PP) de M. Rajoy en intentions de vote.

Selon ces sondages pour les quotidiens El Mundo, La Vanguardia et Publico, la droite gagnerait quelques sièges par rapport à 2004, où elle avait perdu le pouvoir à la surprise générale trois jours après la tragédie des attentats islamistes de Madrid.

Mais les socialistes obtiendraient comme en 2004 une majorité relative suffisante pour gouverner.
 

Première publication : 04/03/2008

COMMENTAIRE(S)