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La Colombie "ne cèdera pas aux provocations" du Venezuela

Dernière modification : 05/03/2008

Face aux dix bataillons vénézuéliens massés à la frontière, le vice-président Francisco Santos a déclaré que la Colombie "ne cèderait pas à la provocation".

Le vice-président colombien Francisco Santos a déclaré mercredi à Bruxelles que son pays ne "cèderait pas aux provocations" et n'enverrait pas de troupes à sa frontière pour riposter à la décision du Venezuela d'y expédier 10 bataillons.
   
"L'important maintenant est de ne pas céder aux provocations. Nous n'allons envoyer aucune sorte de forces publiques à la frontière en plus de celles qui y sont déjà", a indiqué M. Santos à l'issue d'une réunion avec le diplomate en chef de l'Union européenne Javier Solana.
   
Pour protester contre le raid colombien de samedi contre la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) en territoire équatorien, le président vénézuélien Hugo Chavez a fermé l'ambassade du Venezuela à Bogota, expulsé l'ambassadeur de Colombie à Caracas et ordonné l'envoi de dix bataillons de l'armée, soit quelque 6.000 hommes, vers la frontière avec la Colombie.
   
Au cours de ce raid, le numéro deux des Farc, Raul Reyes, avait été abattu avec une vingtaine de guérilleros, alors qu'il préparait, selon Caracas et Quito, la libération d'otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.
   
M. Santos a accusé les Farc et M. Chavez d'être "des alliés pour un projet continental, un projet idéologique, militaire et politique consistant à imposer par la violence leur vision du monde" à l'Amérique latine.
   

Première publication : 05/03/2008

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