Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Albert Ebossé : Une contre autopsie du joueur camerounais conclut à un assassinat

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Russie: il ne faut pas pas vendre la peau de l'ours

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Retour à la terre, avec le paysan-philosophe Pierre Rabhi

En savoir plus

POLITIQUE

France : "La principale opposition au gouvernement, c’est le groupe socialiste !"

En savoir plus

POLITIQUE

France : "On est dans une séquence du quinquennat très difficile"

En savoir plus

FOCUS

Journée internationale des migrants : l'Italie confrontée à de plus en plus d'enfants

En savoir plus

FACE À FACE

Discours sur l'immigration : François Hollande à la reconquête de la gauche ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

L'œuvre lumineuse d'Olafur Eliasson éclaire la Fondation Louis Vuitton

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile indienne affiche sa solidarité avec le Pakistan

En savoir plus

L'Eglise entre dans la campagne espagnole

Dernière modification : 05/03/2008

Critique des réformes sociétales engagées par le gouvernement Zapatero, l'Eglise appelle à voter contre un parti dont les lois, affirme-t-elle, sont contraires à ses valeurs. (Reportage : A. Percept, C. Perrouault)

Le 30 décembre 2007, une manifestation à l'appel de la hiérarchie catholique entendait défendre la "famille chrétienne" contre certaines réformes du gouvernement Zapatero et notamment la loi sur le mariage homosexuel.

"Cette grande fête de la famille manifeste notre préoccupation pour le bien commun de l'Espagne", affirmait alors Mgr Agustin Garcia Gasco, évêque de Valence.

Un mois plus tard, la conférence épiscopale publie une "note d'orientation morale", nouvelle critique en règle à l'égard du gouvernement.

 

Le 12 février 2007, au cours d'un meeting socialiste à Tolède, dans une ancienne église reconvertie en salle de conférence, le président espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, affirmait moqueusement : "Bon, vous comprendrez qu'aujourd'hui, je ne vais pas parler des évêques, étant donné l'endroit où nous sommes !"

L'affaire est délicate pour les socialistes. Ils cherchent à mettre les points sur les "i" avec les évêques, sans pour autant heurter les convictions des Catholiques, qui représentent 80% de la population espagnole.

Pour Antonio Hernando, député socialiste, l'Eglise a franchi la ligne jaune "quand, pour la première fois dans l'histoire de la démocratie espagnole, elle a fait de la politique en matière de terrorisme. Elle a fait exactement ce qu'a fait le Parti populaire pedant 4 ans".

De son côté, l'aile conservatrice de l'Église affirme que ses prises de position sont légitimes.

"Au cours de cette législature, il y a eu plus de nervosité de la part de quelques membres du gouvernement devant les prises de positions tout à fait habituelles qu'a exprimé l'Eglise", assure José Carlos Martin de la Hoz, professeur de théologie proche de l'Opus dei. "Cela donne l'impression que ce sont ces personnes qui se sont braquées d'elles-mêmes, qui ont construit une polémique".

Mais comme le rappelle notre correspondante à Madrid Adeline Percept, les relations entre les évêques et le Parti socialiste espagnol risquent de rester tendues au cours des prochains mois. Le cardinal de Madrid, farouchement opposé au gouvernement Zapatero vient d'être élu à la tête de la conférence épiscopale.
 

Première publication : 05/03/2008

COMMENTAIRE(S)