- Arménie - Azerbaïdjan
BAKOU, 5 mars - L'Azerbaïdjan a accusé mercredi
l'Arménie de fomenter des troubles au Haut-Karabakh, au
lendemain d'un affrontement armé qui a coûté la vie, selon
Bakou, à trois soldats azerbaïdjanais et à douze militaires
arméniens dans la région sécessionniste.
Un quatrième soldat azerbaïdjanais a été tué mercredi dans
un autre accrochage, a affirmé le ministère de la Défense,
précisant que l'affrontement de mardi avait duré treize heures.
"L'Arménie se livre à des provocations sur la ligne de front
afin de détourner l'attention de la communauté internationale et
de sa population des problèmes intérieurs qu'elle connaît", a
déclaré Khazar Ibrahim, porte-parole du ministère azerbaïdjanais
des Affaires étrangères.
"L'Azerbaïdjan, pour sa part, ne se livrera jamais à de
telles provocations mais y répondra de façon appropriée", a-t-il
ajouté.
Le président arménien Robert Kotcharian a imposé le week-end
dernier l'état d'urgence dans son pays à la suite de violentes
manifestations de l'opposition qui estime que l'élection
présidentielle du 19 février a été entachée de fraudes.
L'affrontement mardi au Haut-Karabakh entre forces
azerbaïdjanaises et soldats arméniens, si son bilan est
confirmé, serait le plus sanglant depuis des années.
Le Premier ministre arménien Serj Sarksian a confirmé qu'il
y avait bien eu une fusillade entre soldats arméniens et
azerbaïdjanais mais n'a fourni aucun bilan.
"Le conflit du Haut-Karabakh sera réglé par des moyens
pacifiques et j'exclus toute solution militaire", a-t-il dit.
Kotcharian, lui-même originaire de la province, devait
donner une conférence de presse dans la journée à Erevan.
Robert Simmons, représentant spécial de l'Otan pour le
Caucase et l'Asie centrale, a assuré que l'Alliance était prête
à apporter son aide pour faire progresser le processus de paix.
"Je pense qu'il y a une chance de règlement", a-t-il dit.
Mardi, le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, a déclaré
que son pays était prêt à reprendre le contrôle de la province
sécessioniste, si besoin par la force, et qu'il achetait des
armes et du matériel militaire dans cette perspective.
Il a lié cette annonce à la récente proclamation
d'indépendance du Kosovo qui a, selon lui, encouragé les
séparatistes arméniens du Haut-Karabakh.
Ces derniers ont arraché par les armes la province du
Haut-Karabakh à la souveraineté de l'Azerbaïdjan en 1992, sans
obtenir la reconnaissance de la communauté internationale. Le
conflit a fait 35.000 morts et des centaines de milliers de
déplacés. Un cessez-le-feu a été signé en 1994.

























Commentaires (1)
Qui a intérêt à une reprise des hostilités?
L'Aazerbaidjan déclare qu'elle n'y ai pour rien, mais elle déclare toujours le même refrain! L'azerbaidjan est la seule à recourir à des discours belliqueux et guerrier sans jamais craindre aucune sanction. Une commission s'est rendu sur place à la fin des hostilités et à pourtant bien vu le matériel turco-azéri sur les positions arméniennes ainsi que les morts. Alors comment les azéri explique cela. Il faudra d'autres arguments pour convaincre, quoi que, quand on est producteur de petrole, point besoin de convaincre.
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