- États-Unis - Russie - Thaïlande
La police thaïlandaise a déclaré vendredi avoir lancé une chasse à l'homme pour retrouver Andrew Smulian, complice présumé du trafiquant d'armes russe Viktor Bout, arrêté la veille dans un hôtel de Bangkok.
Jeudi, des policiers thaïlandais et des agents américains ont interpellé quatre Russes et un Britannique, en même temps que Viktor Bout, mais ces autres personnes ont ensuite été relâchées, a précisé à des journalistes le lieutenant-colonel Nondhawat Amaranonda qui dirige l'enquête côté thaïlandais.
Andrew Smulian serait toujours en Thaïlande, a-t-il dit.
Viktor Bout, décrit comme un "marchand de mort" pour les fournitures d'armes qu'on lui attribue entre l'Afrique et l'Amérique du Sud en passant par l'Afghanistan, est arrivé en Thaïlande jeudi matin à bord d'un vol de l'Aeroflot, a dit le lieutenant-colonel Nondhawat.
"Nous l'avons arrêté sous l'accusation de fourniture d'armes et de soutien financier au terrorisme", a-t-il dit.
Bout n'était pas armé au moment de l'arrestation et il n'a pas résisté, a ajouté l'officier thaïlandais.
Les autorités américaines ont précisé que le trafiquant était tombé dans un piège patiemment monté depuis des mois par l'agence anti-drogue (DEA), en collaboration avec la police thaïlandaise mais aussi leurs homologues de Roumanie, du Danemark et des Antilles néerlandaises.
Des agents de la DEA se sont fait passer pour de hauts responsables de la guérilla colombienne des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), à laquelle Viktor Bout vendait des armes depuis longtemps. Le trafiquant était venu à Bangkok pour finaliser la transaction.
Le procureur fédéral de New York a annoncé que Washington allait demander l'extradition de M. Bout, inculpé avec Andrew Smulian de "complot en vue de procurer un soutien matériel à une organisation terroriste", les Farc étant considérés comme tels depuis 1997 par les Etats-Unis.

























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