06 mars 2008 - 12H23
- Nicolas Sarkozy - Pouvoir d’achat - Retraite

Les retraités dans la rue pour défendre leur pouvoir d'achat
Les manifestations de retraités ce jeudi relance la problématique du pouvoir d'achat, un des thèmes phares du programme de Nicolas Sarkozy sur lequel le gouvernement peine à convaincre.

A l’appel des syndicats, les retraités sont descendus dans la rue jeudi pour protester contre la baisse de leur pouvoir d’achat. A Paris et dans les grandes villes, ils ont demandé une augmentation des pensions, quelques semaines avant une possible relance de la réforme du régime général.

 

Ils dénoncent principalement le relèvement de 1,1% des retraites au 1er janvier, alors que l'inflation a été de 2,6%.

 

"Moi, ça me dégoûte ! J'ai travaillé toute ma vie pour ne rien avoir au bout", regrette Monique, ancienne ouvrière métallurgiste qui reçoit 800 euros par mois, citée par l’AFP.

 

Difficile pour le gouvernement de faire la sourde oreille aux problèmes des retraités, le pouvoir d’achat ayant été depuis le début de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy un des thèmes majeurs.

 

Mais au-delà du cas des retraités, ces questions touchent également le reste de la population française.

 

Un sondage CSA réalisé pour l'hebdomadaire VSD sorti le 5 mars montre que 79% des sondés ne sont "pas satisfaits" de la manière dont Nicolas Sarkozy s'occupe du pouvoir d’achat.

 

"Les caisses sont vides"

 

Peu après son élection, le président français s’est vite vu demander des comptes sur cette promesse électorale.

 

Une situation économique morose en France, accentuée par la crise des crédits immobiliers aux Etats-Unis et amplifiée par les médias, a mis le gouvernement sur la défensive.

 

Lors de sa conférence de presse du 8 janvier 2008, Nicolas Sarkozy a déclaré : "S'agissant du pouvoir d'achat, qu'est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ?"

 

Aveu d’impuissance ou refus de distribuer de l’argent public ? A en croire l’interview du président français parue dans le quotidien Le Figaro du 6 mars, il s’agirait plutôt du second cas de figure.

 

Interrogé sur le pouvoir d’achat, il répond : "Les hausses de salaire ne se décrètent pas. La stratégie qui consiste à augmenter sans fin le Smic n’est pas la bonne." Le président préfère vouloir intéresser les salariés aux résultats de leur entreprise. Et rappeler tout ce que le gouvernement a déjà mis en place : heures supplémentaires défiscalisées, rachat des RTT, etc.

 

Seulement voilà, toutes ces mesures ne concernent que la population active. Pour les 14 millions de retraités français, dont quelque 600 000 perçoivent l’allocation de solidarité, le "minimum vieillesse", qui est au maximum de 628 euros, le président n’a que la promesse d’augmenter le minimum vieillesse de 25% pendant son quinquennat, et une nouvelle revalorisation des retraites doit avoir lieu en 2008.

 

En attendant, le gouvernement s’apprête à verser, fin mars, 200 euros aux bénéficiaires de l’allocation de solidarité, une action ponctuelle approuvée par la Caisse nationale d’assurance vieillesse.
 

Commentaires

RETRAITE

SI LES CAISSES SONT VIDES . POURQOUI UNE AUGMENTATION DE 170 % POUR LES UNS ET UNE PERTE DE POUVOIR D ACHAT DE 1.5% POUR LES AUTRES

OK les caisses sont vides

bien sûr tout le monde vous croît, monsieur le président, lorsque vous affirmez que les caisses sont vides, mais alors pourquoi avoir demandé et bien sûr, accepté une augmentation drastique de votre salaire dès votre entrée en fonction, avec une manière de super faux jeton: augmenter d'abord celui du premier ministre! Hou les cornes et pourtant la plupart de ses frais sont payés par la france, si je ne m'abuse. J'attend qu'on m'explique comment on a pu accepter çà!

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