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Arche de Zoé : grâce probable dans "moins d'un mois"

Dernière modification : 07/03/2008

Dans une interview exclusive pour FRANCE 24, le président tchadien Idriss Déby a indiqué qu’une grâce présidentielle en faveur des six membres de l’Arche de Zoé pourrait intervenir dans "moins d'un mois".

 

Dans une interview exclusive pour FRANCE 24, le président tchadien Idriss Déby a indiqué qu’un pardon présidentiel était à l’étude concernant les six membres de l’Arche de Zoé, condamnés par une cour tchadienne pour avoir tenté d’enlever 103 enfants vers l’Europe.

 

Déby a cependant précisé qu’aucune décision n’avait été prise pour l’instant, mais qu’il n’était pas contre l’idée d’un pardon.

 

« Non, nous n’avons pas encore pris une décision parce que j’ai eu, courant février, la demande de grâce exprimée par les avocats des six membres de l’Arche de Zoé condamnés à huit ans de prison ferme. Nous avons des procédures judiciaires chez nous » a dit le président du Tchad dans le Talk de Paris. « Sur le principe, je suis parfaitement d’accord, j’ai accepté. Il y a une procédure. La procédure est lancée. Cela prendra, comme je l’ai dit, moins d’un mois. »

 

Et d'ajouter : « [...] Je suis prêt, comme je l’ai déjà dit, non pas à pardonner, ce n’est pas le mot, mais à accepter la demande de grâce. »

 

En décembre 2007, le Tchad a condamné les six membres de l’Arche de Zoé à huit ans de travaux forcés après avoir tenté d’évacuer illégalement 103 enfants du Tchad vers la France.

 

Après avoir été emprisonnés au Tchad, ils ont été transférés en France où ils purgent une peine de prison d’une durée équivalente.

 
Qui paiera les indemnités ?
 

Dans son jugement, la justice tchadienne a également ordonné le dédommagement des familles des victimes à hauteur de 4 milliards de francs CFA, soit près de 6 millions d’euros. Le président Idriss Déby a rappelé que la question du dédommagement se posait toujours.

 

« Ces familles, qui va les indemniser ? Est-ce que c’est la France ? Est-ce que ce sont les membres de l’Arche de Zoé ? » s’interroge Idriss Déby.

 

Même s’il prétend ne pas lier les deux, le président tchadien a précisé que la libération des détenus ne pourrait être considérée avant d’avoir réglé la question des compensations financières.

 

Ce vendredi, le ministre de Budget français Eric Woerth a affirmé que le gouvernement ne pouvait être tenu responsable du paiement des dédommagements.

 

« Je n'ai pas le sentiment que l'Etat doive payer cela, évidemment, ce n'est pas une dette de l'Etat. C'est un sujet que nous allons évoquer avec la justice et qui ne concerne pas directement l'Etat", a-t-il dit sur LCI.

 

Dans le Talk de Paris, Idriss Déby a également commenté les enlèvements d’opposants tchadiens, survenus après l’attaque des rebelles contre la capitale tchadienne N’Djamena. Lisez la suite ici.

Première publication : 07/03/2008

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