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L'aspirine peut réduire les risques de cancer du sein

Dernière modification : 07/03/2008

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, tels que l'aspirine, pourraient réduire jusqu'à 20% le risque de cancer du sein et améliorer son traitement, selon une étude britannique.

Certains anti-inflammatoires comme l'aspirine peuvent réduire jusqu'à 20% le risque de cancer du sein, selon une étude publiée vendredi en Grande-Bretagne.
   
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) pourraient également jouer un rôle dans le traitement des femmes souffrant d'un cancer du sein, selon cette synthèse de 21 études menées auprès de 37.000 femmes depuis 27 ans, publiée dans l'International Journal of Clinical Practice.
   
Les auteurs soulignent toutefois qu'avant de conseiller aux femmes de prendre de l'aspirine régulièrement, d'autres études seront nécessaires pour déterminer si les risques d'effets secondaires ne sont pas plus élevés que les bénéfices attendus en matière de prévention.
   
"Après avoir évalué les résultats de plus de 20 études, nous avons conclu que les AINS pourraient bien apporter une protection importante contre les cancers du sein ainsi qu'un complément au traitement déjà disponible pour les femmes souffrant de cette maladie", relève Ian Fentiman, professeur à l'hôpital Guy's and St-Thomas de Londres.
   
"Les anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent réduire le risque de cancer de 20% mais le dosage et la durée ne sont pas fixés, pas plus que la faisabilité d'un tel programme pour la population à risque", prévient toutefois le professeur Fentiman.
   
De plus, cette réduction des risques d'environ 20% "est peut-être due à la seule aspirine et pas aux autres AINS", ajoute le spécialiste.
   
De précédentes études ont déjà attribué à l'aspirine des vertus en matière de prévention du cancer colo-rectal ou de protection du système cardio-vasculaire notamment.

Première publication : 07/03/2008

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